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Les gyms et les restos ouverts chez nos voisins

STOCKQMI-COVID-19
Photo d'archives

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : notre Bureau d’enquête, basé à Montréal, à Québec et à Ottawa, se spécialise dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, nos journalistes et recherchistes vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


 L’ÉNONCÉ

Le premier ministre, François Legault, a été questionné jeudi sur les mesures de restrictions entourant les rassemblements au Québec et ailleurs au pays pendant le temps des Fêtes. Il a rappelé que la situation était différente d’une province à l’autre en donnant l’exemple de l’Ontario. 

« Il y a une semaine, l’Ontario avait toujours ses restaurants puis ses gyms ouverts », a-t-il soutenu. 

LES FAITS

François Legault a semblé oublier que les restaurants et gymnases sont toujours ouverts dans la majorité de la province voisine. 

Ce sont seulement la ville de Toronto et la région de Peel, et non l’Ontario en entier, qui sont reconfinées depuis lundi, contrairement à ce que semble insinuer M. Legault. 

Les deux secteurs ont donc dû fermer les salles à manger des restaurants et les salles d’entraînement.  

Nos voisins ont adopté en novembre un système de paliers d’alerte similaire à celui du Québec pour faire face à la COVID-19, où les restrictions varient selon les zones vertes, jaunes, orange, rouges ou grises (confinement). 

En zone rouge par exemple, 10 clients ou moins peuvent s’asseoir à l’intérieur d’un restaurant ou s’entraîner dans un gym.  

Il faut toutefois noter que les régions et les municipalités peuvent ajouter d’autres restrictions, en plus de celles imposées par la province de l’Ontario dans les différentes zones.

– Sarah Daoust-Braun

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE: 148 700 $

Ce montant est en moyenne ce que les entreprises et organismes victimes de cyberattaques ont payé en rançons au cours des trois premiers mois de l’année 2020. 

Selon le Centre de la sécurité des télécommunications, ces sommes sont huit fois plus importants aujourd’hui qu’ils l’étaient l’année dernière. Pour les trois premiers mois de l’année 2019, les rançons payées en moyenne se chiffraient plutôt autour de 20 000 $. 

Ces types de demandes sont souvent exigées via des rançongiciels. Ces programmes informatiques bloquent l’accès à des ordinateurs ou à des serveurs. Ils peuvent aussi accéder à des données personnelles et les télécharger sans que les usagers s’en rendent compte. Les pirates informatiques réclament de l’argent à leurs victimes pour débloquer leurs accès. 

La COVID-19 aurait favorisé ce type d’attaque, vu le grand nombre de personnes en télétravail. 

En octobre, la Société de transport de Montréal s’était d’ailleurs fait demander 2,8 millions $ américains (environ 3,6 M$ canadiens) après une attaque informatique qui avait paralysé son réseau. L’organisme avait toutefois soutenu qu’il refuserait de verser le montant demandé.

– Andrea Valeria