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Améliorer la qualité de l'air des écoles

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Alors que l'hiver est à nos portes, le problème de ventilation dans certaines écoles demeure entier. Sur le terrain, il y a deux réalités. 

L’année de construction de l’école a un impact important sur la facilité des travaux à faire.

De nombreux établissements ont déjà pu adapter la ventilation mécanique à la COVID-19 afin de limiter la propagation du virus. Un entrepreneur a déjà pu le faire dans 200 écoles.

«D’habitude, c’est environ 10% d’air frais, mais en mode COVID, on y va pratiquement jusqu’à 100 %», a expliqué Martin Guillemette, président de BBP Énergies.

Il dit que les écoles où il n’y a pas de système de ventilation mécanique représentent un problème puisqu’il est impossible d’en construire un et qu’il n’existe pas de système d’appoint.

«Si on parle d'un bâtiment qui date des années 40, implanter un système mécanique, ce n'est pas évident», a ajouté M. Guillemette.

Au Québec, une école sur deux n’est pas équipée d’un système de ventilation adéquat, une situation qui inquiète les professionnels qui travaillent dans les écoles.

«C’est ça qui est très préoccupant en contexte de pandémie, mais il va falloir qu’on trouve des solutions. On ne peut pas, dans le contexte, avoir 25 élèves dans une classe avec du personnel et ne rien faire. C’est impossible», a déclaré Sonia Éthier, présidente à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Pour elle, la solution avancée d'ouvrir les fenêtres est irréaliste. «Cet hiver, avec les grands froids, les enfants vont devoir être bien habillés. Il va falloir qu'on trouve des solutions», a martelé Mme Éthier.

Le gouvernement procédera à des tests de qualité de l'air dans différents établissements à compter du 1er décembre.