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Le prix à payer des personnes menstruées

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Mardi soir, l’Écosse est devenue le premier pays de la planète où les produits menstruels seront offerts gratuitement. Les autorités locales devront fournir des tampons et des serviettes hygiéniques à quiconque en a besoin.

Les membres du Parlement écossais ont marqué l’Histoire en votant à l’unanimité en faveur de cette loi progressiste présentée par la parlementaire Monica Lennon. Son but : mettre fin à « la pauvreté liée aux menstruations ».

Dès leurs premières règles jusqu’à leur ménopause, toutes les personnes menstruées auront à dépenser des centaines de dollars pour gérer et dissimuler leurs écoulements de sang mensuels.

Ces produits coûtent cher, et ce, même si on opte pour des produits hygiéniques réutilisables puisqu’ils doivent être remplacés après quelques années.

Les menstruations sont taboues, et le coût lié à celles-ci l’est tout autant. Les personnes menstruées doivent gérer en silence les sacrifices financiers que leur impose leur système reproducteur.

Dans une société égalitaire, on ne devrait pas avoir à débourser pour des serviettes hygiéniques.

Stigmatisation des menstruations

En 2015, le gouvernement du Canada abolissait la taxe fédérale sur les tampons et les serviettes hygiéniques. Rien de bien impressionnant pour améliorer leur accessibilité.

En 2019, ce même gouvernement envisageait d’ajouter les produits menstruels à la liste de fournitures que les employeurs fédéraux doivent procurer à leurs employés. Depuis, plus de nouvelles...

Il faut comprendre que ces produits sont essentiels à la santé. Ils permettent à ces gens représentant une grande partie de la population de demeurer fonctionnels pendant leur « semaine » et de ce fait de participer à la société.

Je pense à ces personnes itinérantes qui doivent choisir entre manger ou acheter des tampons, à ces familles nombreuses au budget serré, à ces gens en situation de pauvreté et aux autres qui ont tout perdu en ces temps de pandémie.

Il est temps que les personnes menstruées ne soient plus stigmatisées.