/news/coronavirus
Navigation

Vaccins anti-COVID-19: une réussite si la désinformation est combattue

injecting injection vaccine vaccination medicine flu woman doctor
Photo Adobe Stock

Coup d'oeil sur cet article

Nations unies | Les vaccins anti-COVID-19 seront une réussite si la désinformation et la méfiance sont combattues dans le même temps, a affirmé lundi le président de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (IFRC), en évoquant aussi des communautés dans l’ignorance d’une pandémie. 

• À lire aussi: [EN DIRECT 30 NOVEMBRE 2020] Tous les développements de la pandémie de COVID-19

• À lire aussi: Moderna et Pfizer/BioNTech: les États-Unis attendent deux vaccins contre la COVID-19 avant Noël

« Nous mettons en garde contre toute suggestion selon laquelle un vaccin est en soi suffisant pour mettre fin à cette pandémie. Pour la vaincre, nous devons également vaincre la pandémie parallèle de méfiance », a souligné Francesco Rocca, lors d’une conférence de presse virtuelle.

S’exprimant dans la perspective d’un sommet de dirigeants de la planètae, organisé jeudi et vendredi par l’Assemblée générale de l’ONU, le président de l’IFRC s’est notamment inquiété des doutes croissants dans le monde à l’égard des futurs vaccins. 

« Selon une étude récente de l’université Johns Hopkins dans 67 pays, l’acceptation d’un vaccin a diminué de manière significative dans la plupart des pays entre juillet et octobre », a-t-il noté. « Le Japon est passé de 70 à 50% d’acceptation, la France de 51 à 38% ». Mais la méfiance n’est pas l’apanage des Occidentaux, a-t-il précisé, évoquant notamment huit pays africains (République démocratique du Congo, Cameroun, Gabon, Zimbabwe, Sierra Leone, Rwanda, Lesotho et Kenya).

Dans ces États, « nous avons constaté récemment une baisse constante de la perception qu’ont les gens du risque d’infection et de la gravité de la maladie », a indiqué Francesco Rocca. De plus en plus de personnes estiment ainsi que le virus ne peut pas contaminer les jeunes ou les Africains, que la maladie en fait n’existe pas ou qu’elle a disparu.

« Ce n’est pas seulement une question de méfiance, c’est aussi une question d’information », a-t-il dit. 

« Il y a toujours des communautés dans le monde qui ne sont pas au courant de la pandémie », a-t-il affirmé. « Par exemple, 10% de réponses au Pakistan à une étude de l’IFRC n’avaient pas connaissance de l’existence de la COVID-19 », a ajouté Francesco Rocca sans préciser le nombre de personnes interrogées.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.