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Volleyball de plage: une première au Québec

Volleyball de plage: une première au Québec
PHOTO COURTOISIE

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Audrey Gauthier et Kléa Sirois ont écrit une page d’histoire en devenant les premières joueuses de volleyball de plage québécoises recrutées par un programme universitaire américain évoluant dans la division 1 de la NCAA. 

En août 2021, les athlètes déménageront en Floride, où elles ont obtenu une bourse d’étude complète pour évoluer avec les Hatters de l’Université Stetson.

«C’est excitant, mais je ne le réalise pas encore, a affirmé Gauthier. C’est fou de se dire que deux Québécoises ont été recrutées parmi toutes les athlètes qui pratiquent notre sport à travers la planète. Je suis très heureuse que nous puissions y arriver ensemble.»

«C’est magique d’être les premières à réussir cela, s’est quant à elle exclamée Sirois. C’est une preuve que tout est possible. Même si nous pratiquons notre discipline seulement trois mois par année, nous savons maintenant que nous pouvons atteindre le NCAA, qui est la ligue universitaire la plus forte au monde.»

Volleyball de plage: une première au Québec
PHOTO CARL RODRIGUE

C’est justement la possibilité de pouvoir pratiquer leur sport de prédilection à temps plein qui ravit le duo.

«Au Québec, nous sommes limités avec le temps d’entraînement, et ce, en raison de l’hiver, a exposé Sirois. Dès que le mois d’août se termine, nous devons aussi retourner avec nos équipes de volleyball intérieur, car nous avons un engagement avec elles.»

«Le volleyball de plage, c’est ce que je préfère, a renchéri Gauthier. Pouvoir pratiquer ma discipline à l’année, c’était mon rêve. [...] Nous allons enfin pouvoir jouer avec des athlètes qui jouent à longueur d’année, comparativement à nous.»

Une présence rassurante

Gauthier et Sirois forment une paire sur les terrains de volleyball de plage depuis quatre ans. Les sportives de 19 et 20 ans sont toutefois des coéquipières depuis bien plus longtemps que ça.

«Nous avons toujours joué ensemble au volleyball de plage, mais nous avons également joué ensemble au volleyball intérieur pendant tout notre secondaire. Nous avons été surclassées ensemble, nous avons fait les Jeux du Québec ensemble et nous nous sommes toujours suivies, sauf au cégep», a expliqué Sirois, en précisant qu’elles sont des adversaires depuis le début de leur parcours collégial.

Même si elles n’ont pas l’assurance de former un duo chez les Hatters, les athlètes de la Belle Province sont aux anges de savoir qu’elles amorceront leur nouvelle vie ensemble.

«Avoir une amie avec moi, ça sera rassurant», a candidement dit Gauthier.

«Ce sera un point de repère. D’avoir quelqu’un qui parle la même langue que soi, c’est très précieux, a pour sa part exprimé Sirois. Vivre cela avec une personne qui est dans la même situation, qui te comprend et qui s’ennuie de la maison comme toi, j’imagine que c’est très rassurant.»

Une étape à la fois

Dans les dernières années, la paire a dominé la scène québécoise et a fait très belle figure au niveau canadien. Dans le milieu du volleyball, on parle déjà d’elles comme de futures athlètes olympiques.

Questionnées à ce sujet, les deux jeunes femmes ont fait preuve d’une belle maturité.

C’est Gauthier qui résume la façon de penser et les objectifs des deux athlètes par rapport à une future et possible expérience aux Jeux olympiques.

«C’est sûr qu’il s’agit d’un objectif à long terme, a-t-elle indiqué. Cependant, mes objectifs à court terme sont de performer au niveau de la NCAA et d’éventuellement percer la formation de l’équipe nationale canadienne prochainement.»