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La Régie de l’énergie accepte la nouvelle proposition d’Hydro-Québec aux producteurs de serres

Hydro Québdec
Photo d'archives

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La Régie de l’énergie vient de donner son aval à la nouvelle proposition tarifaire d’Hydro-Québec à l’intention des producteurs de serres de la province.  

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En juillet, la société d’État avait déposé une demande afin de bonifier son offre tarifaire aux principaux exploitants de serres, une requête traditionnelle de l’industrie. Sa demande prévoyait une réduction de 0,10$ à 0,0559$ du tarif moyen le kilowattheure (kWh), un tarif qui s’appliquera dorénavant tant à l’éclairage de photosynthèse qu’au chauffage des espaces destinés à la culture de végétaux.

«Cette nouvelle offre tarifaire constitue un grand pas vers l’autonomie alimentaire du Québec», a déclaré par communiqué mardi le président d’Hydro-Québec Distribution et Services partagés, Éric Filion. «La crise sanitaire qui sévit depuis plusieurs mois a mis en lumière l’importance de pouvoir compter sur de la nourriture produite ici à l’aide de notre énergie propre.»

Par cette approbation de la Régie, le seuil d’admissibilité des serristes est réduit immédiatement de 300 kW à 50 kW. Ensuite, la consommation d’électricité liée au chauffage des espaces destinés à la culture s’ajoute dorénavant à celle de l’éclairage. Et les abonnements au tarif LG (tarif de grande puissance non lié à une activité industrielle) sont désormais admissibles. 

Les ventes annuelles d’électricité liées à la production serricole avoisinent actuellement les 250 gigawattheures (GWh). Grâce à ces nouveaux tarifs, Hydro estime qu’elles pourraient croître de quelque 450 GWh d’ici 10 ans, ce qui représenterait des revenus additionnels de quelque 30 M$ annuellement.

Si elle s’avère, cette conversion énergétique de l’industrie pourrait permettre d’éviter 48 000 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Ce serait l’équivalent, selon la société d’État, du retrait de 14 000 automobiles conventionnelles des routes du Québec.