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Une grande déception

Une ode américaine
Photo courtoisie Glenn Close et Amy Adams dans une scène du film Une ode américaine.

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En portant à l’écran le roman Hillbilly Elegy de J.D. Vance et en offrant des rôles nécessitant des transformations physiques aux actrices Glenn Close et Amy Adams, le cinéaste américain Ron Howard a visiblement voulu faire un film qui aurait tous les atouts pour s’illustrer aux Oscars. Il a malheureusement raté son coup.

Il serait en effet surprenant que Ron Howard (Apollo 13, Da Vinci Code) réussisse à briller aux Oscars en avril prochain avec ce mélodrame bourré de clichés. 

À l’affiche depuis la semaine dernière sur Netflix, Une ode américaine a d’ailleurs été démoli par la critique américaine et internationale qui lui reproche notamment son traitement superficiel du livre autobiographique de J.D. Vance paru en 2016.

Brossant le portrait de la classe ouvrière blanche du Midwest, Une ode américaine met en scène J.D. Vance (joué par Gabriel Basso) alors qu’il étudie le droit à l’Université Yale. Un soir, alors qu’il se prépare à passer une entrevue importante pour un stage d’été dans un cabinet d’avocat, il reçoit un appel de sa sœur (Haley Bennett) qui lui annonce que leur mère (Amy Adams) s’est retrouvée à l’hôpital après avoir fait une surdose d’héroïne. 

En faisant le trajet en voiture pour aller rejoindre sa mère et sa sœur dans sa ville natale de l’Ohio, J.D. se remémorera l’enfance douloureuse qu’il a vécue au sein de cette famille de « rednecks » dysfonctionnelle et violente.

En cette année d’élection présidentielle, il a beaucoup été question des profondes divisions qui séparent le peuple américain. 

En s’attardant à cette partie de l’Amérique qu’on connaît peu de ce côté de la frontière, Ron Howard a probablement voulu humaniser cette classe ouvrière blanche et pauvre qui a voté massivement pour Trump en 2016.

Simpliste et grossier 

Or, Howard se contente d’offrir un portrait simpliste et grossier de la famille de Vance en s’attardant peu au contexte politique et social dans lequel ces personnages évoluent. 

Si Amy Adams livre une interprétation convaincante dans la peau d’une mère toxicomane et toxique, c’est surtout Glenn Close (méconnaissable) qui s’illustre en campant une grand-mère courageuse et bienveillante. Malgré ces deux belles performances d’actrices, Une ode américaine se révèle, au final, une grande déception.

  • Une ode américaine (2,5/5)

Un film de Ron Howard

Avec Amy Adams, Glenn Close et Gabriel Basso