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Des travailleurs réclament des congés payés lors d'un retrait préventif

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Les paramédicaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean et les CPE affiliés à la CSN réclament des congés payés par le gouvernement lorsqu'ils sont retirés du travail en raison de la COVID-19.

Des employeurs ambulanciers privés de la région ne paieront plus pour leur retrait préventif à l'avenir. Lorsque des employés devront s'absenter du travail en raison de la COVID-19, ce sera à leurs frais.

«Ce qu'on veut, c'est éviter le pire: qu'un paramédical qui a de légers symptômes entre dans un CHSLD ou une résidence privée pour aînés parce qu'il n'avait pas le support financier pour se retirer», a déclaré le président du Syndicat des paramédicaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean-Nord FSSS-CSN, Jean-Daniel Tremblay.

En conférence de presse vendredi matin, ils ont envoyé un message clair au gouvernement: ils souhaitent qu'un budget soit débloqué pour leur venir en aide lors d'isolements préventifs.

Idem du côté des centres de la petite enfance. Ils demandent de recevoir le même traitement que les employés de la santé ou de l'éducation lorsqu'ils sont retirés du travail, c’est-à-dire de recevoir une paie.

«Les travailleuses ne sont pas rémunérées, elles doivent piger dans leurs congés personnels, vacances ou sans solde», a expliqué la présidente du Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance et des bureaux coordonnateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean-FSSS-CSN, Nathalie Duperré.

Parmi tous les CPE du Québec affiliés à la CSN, 25% des 5200 éducatrices ont été placées en isolement et 80% d'entre elles ont déjà utilisé tous leurs congés payés.

Lundi prochain, des éducatrices de la région visiteront la ministre Andrée Laforest, dans le but de se faire entendre, suivie des députés Éric Girard et Nancy Guillemette.