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Marc-André Barriault accepte ses sanctions

Le combattant québécois pourra retourner dans l’octogone à compter de mars 2021

UFC Fight Night Blaydes v Volkov: Weigh-Ins
Photo d'archives Marc-André Barriault (à gauche) et Oskar Piechota au moment de la pesée avant leur combat le 19 juin dernier à Las Vegas.

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Marc-André Barriault a vécu des hauts et des bas au cours des derniers mois. Après l’annonce des sanctions de la Commission athlétique du Nevada (NSAC) et de l’Agence américaine antidopage (USADA), le combattant québécois peut enfin regarder devant lui. 

• À lire aussi: Amende et suspension pour Marc-André Barriault

Pour avoir été déclaré positif à l’ostarine après sa victoire contre Oskar Piechota en juin dernier, Barriault a payé une facture élevée sur tous les plans. En plus de l’annulation de son triomphe, il a reçu des suspensions de neuf mois avec la NSAC et de six mois avec l’USADA. 

Sur le plan financier, il a reçu une amende de 2100 $ plus des frais juridiques de 254,38 $ de la NSAC. Le Québécois a également dû payer des frais de 5000 $ pour avoir testé des produits qui auraient pu contenir de l’ostarine. Au total, cette aventure lui aura coûté 10 000 $ américains. 

Cette période d’inactivité entre juin 2020 et mars 2021 lui a possiblement coûté un ou deux combats qui auraient pu lui rapporter jusqu’à 70 000 $ US (100 000 $ canadiens). 

« Au cours des dernières semaines, on avait été aux nouvelles pour avoir une idée des scénarios possibles, a indiqué Marc-André Barriault lors d’une entrevue téléphonique. J’avais une bonne idée des sanctions qui m’attendaient. 

«Avec notre collaboration du début à la fin, on a pu les réduire au maximum. Au niveau financier, ça fait mal. Pour ce qui est des amendes, je dirais qu’ils ont pesé fort sur le crayon.»

“On peut dire qu’on a sauvé les meubles,” a ajouté son gérant Stéphane Patry. Étant donné que l’athlète est responsable de ce qu’il ingère, c’était impossible que Marc-André soit blanchi à 100 % dans cette cause. 

«Le processus a été long parce qu’on devait attendre entre quatre et cinq semaines pour chaque produit qu’on envoyait pour analyse au laboratoire.»

La NCSA prend le cas de Barriault très au sérieux. Avant que le Québécois retourne au Nevada pour son prochain combat, il devra subir trois tests antidopage qu’il devra payer de sa poche. 

Plus de tests

«Il devra en passer un à 30 jours de son affrontement, un autre à 15 jours de l’événement et un dernier lors de la semaine de son combat, a mentionné Patry. Chaque test, qui est au coût de 1000 $, devrait se dérouler au laboratoire de l’Agence mondiale antidopage, à Montréal.»

Barriault est prêt à se faire tester le nombre de fois nécessaire pour convaincre les autorités concernées. 

«Je n’ai aucun problème avec cela. Je me suis fait tester en septembre, octobre et novembre et mes tests sont tous revenus négatifs. 

«Je sais que je serai pointé du doigt à mon retour dans l’octogone. Ce sont des victoires qui vont aider les gens à oublier ma mésaventure.»

Il aimerait bien emprunter la même route que Marvin Vettori. L’an dernier, Vettori a également été mêlé à une histoire de dopage. Samedi, il se retrouve dans un gros combat contre Jack Hermansson, en finale d’un gala qui aura lieu à Las Vegas.

De nouvelles mesures

Au cours des six derniers mois, Barriault et Patry ont été en constante communication avec les dirigeants de l’UFC. 

Chaque fois qu’ils avaient une discussion avec la commission athlétique ou l’USADA, ils informaient l’organisation d’arts martiaux par la suite. 

«L’UFC a 600 combattants, dont 100 qui ont déjà été testés positifs, a expliqué Patry. De ce nombre, une trentaine sont des cas de contamination. 

«Durant le processus, le contrat de Marc-André n’a jamais été remis en question. Par contre, du côté de mon protégé, il a eu peur de perdre son travail et il en tirera une leçon. Il n’a plus droit à l’erreur jusqu’à la fin de sa carrière.»

Patry n’avait jamais vécu pareille situation depuis le début de sa carrière dans les arts martiaux mixtes. Il ne veut plus que ça lui arrive. 

Pour ce faire, il a demandé à Barriault et à Charles Jourdain de conserver une portion de chaque contenant de supplément qu’ils ingèrent. 

En plus de participer à son processus, Barriault a aussi le temps de mettre de l’ordre dans sa vie personnelle. Ce qui signifie qu’il retournera dans le gymnase avec la tête claire en prévision de son prochain combat. 

«À compter de janvier 2021, je tomberai dans un mode de camp d’entraînement et j’attendrai l’appel pour mon prochain combat», a ajouté Barriault.

  • Charles Jourdain devrait remonter dans l’octogone en janvier ou en février. La fierté de Belœil ne connaît pas encore l’identité de son prochain adversaire. On se souvient qu’il a livré un verdict nul à Josh Culibao à son dernier duel.