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Où sont les féministes?

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Au nom de l’inclusion et de la justice sociale, la nouvelle tendance est d’accueillir des femmes transgenres dans les sports féminins. Cette semaine, c’est la Suède qui a emboîté le pas.

Il n’est nullement question de nier aux transgenres quelque droit ou quelque ressenti que ce soit. Il s’agit plutôt de considérer objectivement l’impact de leur présence dans les sports féminins sur les femmes biologiques.

Sacrifices

Les sports de compétition exigent des sacrifices immenses en termes de temps, de vie sociale et d’argent. Certaines femmes doivent même renoncer à la maternité pour participer à des compétitions. 

Or, quelle n’est pas leur déception lorsqu’elles doivent rivaliser contre des femmes transgenres avec des carrures franchement masculines contre lesquelles elles n’ont aucune chance ! 

En cyclisme, en haltérophilie et en course à pied, des femmes transgenres raflent les compétitions en explosant tous les records féminins. Et dans les arts martiaux, Fallon Fox a littéralement fracassé le crâne de son opposante. 

Certaines autorités sportives exigent que les transgenres aient un bas taux de testostérone pour pouvoir compétitionner. Tant mieux ! 

Toutefois, c’est à la puberté que le « gabarit » se forme, et la nature fait que les hommes sont plus grands que les femmes, ont une densité osseuse plus élevée, des muscles plus puissants, un cœur plus volumineux et une capacité pulmonaire supérieure. 

Or, plusieurs études montrent que les traitements hormonaux après la puberté n’annulent pas plusieurs caractéristiques physiques masculines déjà acquises et essentielles à la performance sportive. 

Équité

Où est donc la « justice sociale » lorsque les femmes biologiques affrontent des femmes transgenres ? Méritent-elles de perdre lamentablement dans des compétitions pipées ? Et combien de fractures crâniennes doivent-elles subir avant que l’on comprenne que dans le sport, c’est le physique qui compte, et non le ressenti ?

L’inclusion sociale des transgenres est nécessaire. Mais doit-elle se faire au prix d’une régression pour les femmes ?