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Déjà 1,2 °C de réchauffement

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Cette semaine, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) rapportait que, de janvier à octobre 2020, la température moyenne de la Terre a été supérieure de 1,2 °C à sa valeur préindustrielle.

Il y a un an, le dépassement était d’à peine 1 °C. 

Toujours plus urgent

Cette nouvelle est presque passée inaperçue. Pourtant, si la tendance se maintient, elle aura des conséquences dramatiques sur nos vies et celles de nos enfants. Bien plus que de savoir si l’on pourra se rassembler à Noël. Bien plus que la COVID, ultimement.

Comme beaucoup de scientifiques, je ne m’attendais pas à voir ça de mon vivant. En tous cas, pas si vite. J’en suis encore ébranlée. 

Ça change quoi ? 

Ça change que le risque d’emballement climatique augmente plus rapidement que prévu. On s’approche de seuils pouvant déclencher une cascade de phénomènes incontrôlables et imprévisibles.

Pensons d’abord à la fonte du pergélisol, qui se produira immanquablement si la tendance se maintient. On évalue qu’il s’y trouve emprisonné l’équivalent de 15 années d’émissions planétaires d’origine humaine. 

Une fois ces gaz relâchés, il est difficile d’imaginer un retour en arrière. 

Effet d’emballement

Aucun arbre ne pourra pousser assez vite pour compenser de telles émissions. Sans compter que les incendies, les sécheresses et les inondations menacent les forêts et la végétation. Elles deviennent ainsi moins aptes à réguler le climat. 

Les océans ont eux aussi un rôle extrêmement important à jouer pour maintenir l’équilibre climatique. Ils absorbent énormément de C02. Le hic est que les bouleversements climatiques contribuent à leur acidification, réduisant leur capacité à agir comme puits de carbone.

Voilà pourquoi cette semaine encore, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, implorait tous les pays, toutes les entreprises et tous les acteurs de société à faire de la protection de l’environnement une priorité. 

Il rappelait qu’à moyen et à long termes, la dégradation de la vie sur Terre est une menace beaucoup plus importante pour l’humanité que le coronavirus. C’est cependant maintenant qu’il faut agir courageusement.