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Duel entre habitués

Le Crew et le Revolution en sont à leur huitième présence en demi-finale des éliminatoires

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Photo USA TODAY Sports Le duo formé de Carles Gil et Gustavo Bou (7) fait des ravages depuis le début des matchs éliminatoires de la Major League Soccer.

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Il ne faut pas se fier aux apparences quand on pense au duel qui opposera le Crew de Columbus au Revolution de la Nouvelle-Angleterre en finale de l’Association Est, dimanche après-midi.

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Si on laisse parler les chiffres, on se dit que les chances sont du côté du Crew, qui a terminé au troisième rang dans l’Est avec 41 points, 9 de plus que les « Revs », qui ont pris la huitième place et qui ont eu besoin d’un but dans les dernières secondes du match de barrage contre l’Impact pour vraiment entrer en éliminatoires.

De plus, le Crew a remporté quatre victoires de plus que les « Revs », ce qui est considérable dans une saison de 23 matchs.

Mais, voilà, les chiffres ne disent pas tout. Ils ne disent pas, par exemple, que le Revolution joue son meilleur soccer de l’année depuis environ un mois.

Trio de feu

Si la formation de la Nouvelle-Angleterre a facilement écarté le champion de la saison régulière, l’Union de Philadelphie (2 à 0) en première ronde, puis Orlando (3 à 1) au deuxième tour, c’est parce que son trio de joueurs désignés est enfin réuni pour la première fois de l’année.

Adam Buksa et Gustavo Bou ont été privés de Carles Gil pendant presque toute la saison en raison d’une blessure de l’Espagnol.

Gil fait en sorte que la pâte prend sur le plan offensif. Il a d’ailleurs amassé deux buts et trois passes décisives en seulement trois rencontres éliminatoires.

Bou (3 buts, 1 passe) et Buksa (1 but) ne sont pas en reste, mais c’est véritablement Gil qui assure toute la cohésion de cette équipe. Et c’est là qu’on peut ramener les chiffres qui, cette fois, prennent tout leur sens d’éloquence.

En effet, pendant la saison régulière, les « Revs » ont marqué en moyenne 1,13 but par match et, depuis le début des séries, cette statistique est passée à 2,33. Il ne faut pas chercher beaucoup plus loin pour expliquer leur succès.

Équilibre

Dans le camp du Crew, on mise beaucoup sur l’équilibre pour avoir du succès. C’est une équipe qui a présenté la seconde défensive dans l’Est avec 21 buts accordés en saison régulière.

Elle est aussi efficace en attaque avec 36 filets en 23 rencontres, ce qui en fait la quatrième attaque dans l’Est.

Ce bel équilibre passe par un milieu de terrain efficace dans toutes les phases de jeu, ce qui fait que la transition se fait généralement bien entre l’attaque et la défense.

On peut d’ailleurs penser, sans avoir peur de se tromper, que cette demi-finale va se jouer en milieu de terrain, où les deux formations sont très fortes.

Le Crew a été intraitable depuis le début de ces éliminatoires avec des victoires contre les Red Bulls de New York (3 à 2) et contre le Nashville SC (2 à 0).

Plusieurs joueurs se sont chargés de l’attaque pour les hommes en jaune et noir. Pedro Santos a inscrit deux buts et Gyasi Zardes a récolté deux buts et une passe.

C’est toutefois le joueur désigné Lucas Zelaryan qu’il faut surveiller. Il s’est fait complice de trois des cinq buts marqués par le Crew depuis le début des séries.

Huit présences pour chaque club

On a affaire à deux équipes qui ont l’habitude des grands matchs éliminatoires. Pour le Crew, c’est une huitième présence en demi-finale. La formation de l’Ohio a remporté la coupe MLS en 2008 et s’est inclinée en finale en 2015 contre les Timbers de Portland d’un certain Caleb Porter... qui est aujourd’hui l’entraîneur-chef du Crew.

Quant au Revolution, c’est aussi sa huitième présence en demi-finale, mais il semble y avoir un mauvais sort qui plane sur sa tête. Les « Revs » ont atteint la finale de la Coupe MLS à cinq reprises sans jamais l’emporter.

La dernière fois, c’était en 2014 contre le Galaxy de Los Angeles, qui avait signé une victoire de 2 à 1. Gyasi Zardes avait été l’un des deux marqueurs pour Los Angeles, qui était alors dirigé par Bruce Arena... l’actuel entraîneur du Revolution.

D’ailleurs, l’expérience de celui-ci pourrait peser dans la balance. Le vétéran est l’entraîneur le plus décoré de la MLS avec cinq titres.

C’est une expérience inestimable dans un gros match comme celui-ci.