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Les Québécois, ces chiens enragés

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Décidément, les détracteurs de la loi 21 qui, depuis plusieurs jours, paradent devant le juge Marc-André Blanchard, un Kleenex à la main, sont prêts à toutes les bassesses pour arriver à leurs fins.

Quand ils ne disent pas que la loi 21 est néfaste, CAR défendue par le sociologue qui a dirigé le mémoire du méchant, méchant Mathieu Bock-Côté (le Bonhomme Sept Heures préféré de l’Association des gens qui pourfendent des livres sans les lire, un organisme qui compte de plus en plus de membres à la gauche de la gauche), ils brandissent le fantôme de Hitler. 

On en rirait si leur tactique n’était pas aussi dégueulasse.

Films de Frankenstein

Mon argument préféré vient du « professeur » Frédéric Bérard, qui a rappelé au juge Blanchard que, depuis des décennies, « les tribunaux sont venus servir de rempart aux humeurs populaires. Je crois que vous devez envoyer un message fort à une société qui dérape... »

Toute la rhétorique canadienne-anglaise se retrouve dans ces quelques mots. 

Les Québécois francophones sont des chiens enragés qui sont prêts à mordre la jugulaire du premier immigrant venu.

Heureusement que les tribunaux canadiens sont là pour les maintenir en laisse, sinon, diantre, qui sait quels dommages cette meute sanguinaire et inculte pourrait causer ?

Ou en d’autres mots : comme les paysans ignares et revanchards qui brandissent fourches et flambeaux dans les films de Frankenstein, les Québécois francophones adorent lyncher les gens qui ne leur ressemblent pas. 

Heureusement que le Canada est là pour les empêcher de laisser libre cours à leurs plus bas instincts, sinon des rivières de sang inonderaient les ruelles du Québec !

Les colons

C’est le discours qu’ont tenu tous les régimes colonialistes – l’Angleterre en Inde, la Belgique au Congo, la France en Algérie et en Indochine, le Japon en Chine, les États-Unis au Vietnam. 

« Heureusement que nous sommes là, avec nos institutions centenaires et nos livres de loi, sinon que feraient ces sauvages, je vous le demande ? Nous sommes venus chez eux pas pour les exploiter, mais pour les civiliser ! 

Pour les sortir de leur misère, de leur ignorance crasse, pour leur faire voir la lumière, pour les extirper de la barbarie dans laquelle ils se complaisent ! »

Dire que pour les militants antiracistes qui manifestent régulièrement devant les portes dorées de l’Université McGill, ce sont les Québécois qui sont de méchants colonisateurs !

Mais lisez les propos du « professeur » Bérard, chers amis, et vous verrez qui est le vrai colon !

Vous verrez qui sont les vrais colonisés !

Vous visez la mauvaise cible, my dear friends !

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La camisole de force

Le Québec est un psychopathe qui s’ignore, heureusement que la camisole de force canadienne l’empêche de s’en prendre à autrui et de se faire du mal !

Heureusement qu’il y a la Constitution et la Charte des droits pour le garder en cage, sinon vous imaginez ce qu’il pourrait faire ?

Dire que ça veut se séparer et devenir un pays...

Ah non, décidément, juge Blanchard, c’est à vous d’endiguer toute cette méchanceté collective, d’ériger des remparts pour protéger les pauvres anglophones et les pauvres allophones de ces arriérés !

Allez, frappez avec toute la force de la loi ! Montrez-leur qui est le maître, monsieur le juge !