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«Je me donnais au maximum à toutes les présences», dit Steve Bégin

«Je me donnais au maximum à toutes les présences», dit Steve Bégin
Photo d'archives, AGENCEQMI

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Steve Bégin a joué plus de 250 matchs dans l’uniforme du Canadien. Lors de son passage à l'émission de Dave Morissette lundi soir, il est revenu sur son séjour avec le Tricolore.

Admiré pour son courage et son intensité, Steve Bégin a subi plusieurs blessures au cours de sa carrière dans la LNH. Il a même souvent joué en dépit de la douleur. «Si c’était à recommencer, je ferais la même chose. C’est pour ça que j’ai joué plus de 500 matchs dans la Ligue nationale. Je bloquais souvent des lancers, j’ai joué souvent avec des pieds cassés. J’avais une épaule qui débarquait toujours, mais je ne voulais pas le dire parce que je craignais de perdre ma place».

L’analyste de TVA Sports Michel Bergeron a apprécié Steve Bégin comme joueur. «Ton père t’a conseillé quand tu étais jeune de t’identifier à Dale Hunter, et c’est sans doute un des meilleurs conseils qu’il a pu te donner. Ça t’a permis de comprendre ton rôle sur la patinoire».

L’ancien du Tricolore avoue que les conseils de son père lui ont toujours été précieux. «Je savais que c’est en jouant de cette façon que j’allais jouer dans la Ligue nationale. Je savais que je n’étais pas un grand marqueur, mais ça ne me dérangeait pas. Je me donnais au maximum à toutes les présences».

Lors de son passage à Montréal, Steve Bégin n’a jamais hésité à s’en prendre même au plus féroce de ses adversaires. Il en est d’ailleurs venu aux prises à plus d’une occasion avec le géant des Bruins, Zdeno Chara. «Lorsque tu joues, il ne faut pas trop que tu penses à ce que tu fais. Tu es préparé, tu sais ce que tu dois faire, et si tu te mets à douter, tu pars déjà à moins un. J’ai toujours eu peur de ce que je faisais, mais je le canalisais en énergie et j’aimais ça».

«Richard Martel est tombé en amour avec moi»

Dans la Ligue nationale, Steve Bégin a toujours été reconnu pour sa grande intensité sur la glace.

Ça ne date d’ailleurs pas d’hier. Il pratique un tel style de jeu depuis... le niveau Atome.

«J’étais un bon joueur de hockey lorsque j’étais jeune. J’aimais marquer des buts. Au niveau Atome, mon père m’a dit que je devrais changer mon style de jeu et jouer comme Dale Hunter si je voulais atteindre la Ligue nationale.»

«Il m’a dit que des marqueurs il y en a partout, mais que des joueurs comme Hunter sont recherchés. J’ai donc changé mon style de jeu et j’ai commencé à défendre mes coéquipiers et à faire des petits coups par-derrière. C’est comme ça que je me suis rendu dans la LNH», a-t-il raconté à Dave Morissette en direct, lundi soir, dans le cadre de la semaine thématique «La vie après le hockey» à l’émission.

Martel sous le charme

Avant d’accéder au plus haut niveau, Bégin est passé par le Midget AAA, où il a charmé un certain Richard Martel.

«Il est tombé en amour avec moi!», a-t-il lancé avec le sourire.

Martel est ensuite devenu son premier entraîneur dans la LHJMQ, en 1995, avec les Foreurs de Val-d’Or.

Vingt-cinq ans plus tard, il se souvient comme si c’était hier du premier entraînement du fougueux attaquant au camp.

«Dans ma carrière d’entraîneur-chef, c’était la première fois que je voyais un joueur intense comme lui. Pour un gars de 17 ans, j’étais très impressionné!», a dit Martel dans un message vidéo préenregistré.

«Je me souviens qu’à sa première pratique à Val-d’Or, il a fallu l’arrêter parce qu’il ne faisait pas la différence entre les vétérans et les recrues. Il frappait tout ce qui bougeait pour faire l’équipe. J’ai dit à mon dépisteur : "vas l’arrêter, sinon il va blesser un joueur, et dis-lui qu’il fait l’équipe".»

Boucler la boucle

Choix de deuxième tour des Flames de Calgary en 1996 (40e au total), Bégin passe aux Canadiens en 2005-2006. Il évolue ensuite à Dallas, à Boston, puis à Nashville, amassant 108 points en 524 matchs.

Blessé en 2011-2012, il devient analyste pour TVA Sports avant de retourner à Calgary la saison suivante pour y terminer sa carrière.

Il annonce sa retraite en janvier 2014 et décide de terminer ses études secondaires, lui qui avait décroché pour se consacrer au hockey. Il obtient son diplôme en novembre 2018.

Depuis, il a été entraîneur adjoint au sein des Voltigeurs de Drummondville dans la LHJMQ, ainsi que copropriétaire d’une entreprise de construction à Trois-Rivières.

Il est également un ambassadeur de la persévérance scolaire et un conférencier.