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La destruction du mur de l'ancienne usine Belgo attire les nostalgiques à Shawinigan

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À Shawinigan, la démolition du dangereux mur de l'ancienne usine Belgo a attiré bon nombre de curieux et de nostalgiques. 

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Transports-Québec a procédé à la démolition du bâtiment en raison du risque qu'il faisait peser sur les automobilistes le longeant via la route 153. Certains curieux sont là tous les jours depuis le début du chantier de démolition.

Denis Roy a passé 35 ans à huiler, à graisser, à réparer les machines à papier qui s'y trouvaient. «Ça me fait très mal au cœur», a-t-il confié en essuyant ses larmes en voyant tomber la structure.

«C'est un peu nostalgique de voir défaire ça», a constaté un ancien travailleur de l'usine Laurentide du secteur Grand-Mère.

«On pense à tous nos amis qui ont travaillé là aussi», a noté un troisième observateur.

En date de lundi, près de la moitié du bâtiment est tombée. L'entrepreneur engagé de gré à gré par Transports-Québec avance lentement mais sûrement.

Le ministère fait valoir que le défi est important compte tenu de la présence de matières dangereuses, dont l'amiante, ainsi que de toutes les autres contraintes avec lesquelles il faut composer. «Chaque pied de plus qui est démoli est une expertise qu'on gagne sur ce terrain-là», a indiqué Roxanne Pellerin, porte-parole de Transports-Québec.

Le ministère devrait faire une mise à jour sur l'échéancier d'ici la fin de la semaine. Au rythme où le chantier progresse et en tenant compte de la pause du temps des fêtes il apparaît de moins en moins probable, comme le prévoyait l'échéancier originel, que tout soit terminé à la fin de l'année.

D'ailleurs, la route, fermée durant les travaux, aurait dû en théorie être rouverte à la circulation le vendredi 11 décembre. Il s'agit de l'une des principales portes d'entrée de la ville de Shawinigan.