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À quand le ménage madame la ministre?

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Ainsi donc, il y aurait un climat de travail toxique à Hockey Québec ? Soit. Si des malversations sont commises, qu’elles soient dénoncées.

Je respecte la démarche de ceux et celles qui ont accepté de raconter leur histoire au journaliste Martin Leclerc. Je les aurais glorifiés de le faire à visages découverts, mais qui suis-je pour juger ?

Toutefois, il me semble que la publication de Leclerc n’est que l’arbre qui cache la forêt. Les bureaux administratifs de Hockey Québec, c’est bon an mal an une permanence d’entre 20 et 30 employés. Dans l’avant-midi qui a suivi la publication du blogue dénonçant le directeur général Paul Ménard, l’organisme a publié un communiqué annonçant la nomination du juriste Michel Fournier, enquêteur indépendant chargé de faire la lumière sur les allégations à l’endroit du patron de l’association. Fournier sera payé par celui sur qui il doit enquêter. Ça fait très crédible... 

Dans le même communiqué instantané, les relations publiques de Hockey Québec offrent plusieurs points de défense du grand patron Ménard, celui qui a la mainmise complète sur le développement de nos jeunes.

Justement les jeunes. Que deviennent-ils ? Qui a vraiment à cœur qu’ils progressent en s’amusant dans un contexte sain, juste et équitable ? L’arbre qui cache la forêt, que je vous dis. 

On s’empresse de nommer un arbitre « indépendant » pour tenter de laver la réputation du patron, mais après toutes ces années on n’a toujours pas daigné nommer un comité d’experts indépendant afin de gérer les malversations qui chaque saison se calculent à coup de treize à la douzaine au Québec, toutes catégories et régions confondues. 

Des centaines d’inscriptions perdues

Chaque jour quelque part, un parent rage de voir son enfant pleurer, victime d’une injustice. Chaque année, Hockey Québec perd des centaines d’inscrits, fruit des situations fâcheuses pour lesquelles les enfants et leurs parents ne reçoivent aucun support adéquat. Ils finissent pas s’écœurer, ne renouvellent pas leur inscription et font carrément autre chose. 

Hockey Québec a avalé presque en entier le hockey scolaire. 

Malgré ces additions de membres cotisants, la diminution des inscriptions est affolante, en particulier dans le programme d’initiation MAGH. Autrement dit, ne cherchez pas le prochain Lafrenière dans 10 ans, il risque d’étudier le piano à Londres. C’est quand même noble...

Ce constat importe peu à Hockey Québec, une entreprise à profits. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le patron Paul Ménard qui répète qu’il faut gérer l’organisme comme une business. 

Juste pour ça, la ministre Isabelle Charest devrait décréter un moratoire et faire un grand ménage dans les luxueux bureaux de l’organisme à Ville d’Anjou. 

Bureaux payés à même les cotisations des membres, de bons témoins qui servent à engraisser les coffres de la secte. Ainsi ses dirigeants peuvent continuer de se payer des colloques de 3 jours et 2 nuits dans les plus beaux resorts du Québec... accompagnés bien entendu... 

Paraît qu’il est difficile de travailler avec Paul Ménard. L’occasion est belle pour que la ministre place le plaisir des jeunes en priorité. Ça commence par mettre Ménard et ses sous-fifres hors d’état de nuire.