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Vaccin Pfizer: Québec pourrait revoir l'ordre de priorisation

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L’administration des vaccins aux personnes âgées dans les CHSLD du Québec s’annonce particulièrement complexe compte tenu des conditions strictes imposées par Pfizer pour la gestion de son vaccin contre la COVID-19. 

L'opération de vaccination s’amorcera dès la semaine prochaine dans deux CHSLD de la province, soit le centre d’hébergement Saint-Antoine, à Québec, et le Centre hospitalier gériatrique Maimonides, dans l’ouest de l’île de Montréal.

La PDG du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, Francine Dupuis, confirme que son équipe est prête à recevoir et à administrer les premières doses aux résidents.

«La boîte de vaccins va arriver sur place, nous avons répondu à toutes les conditions exigées par [Pfizer] et nous allons vacciner les résidents qui sont [au Centre hospitalier gériatrique Maimonides] ainsi que leurs soignants», explique Mme Dupuis.

Ce «projet-pilote» devrait se dérouler assez rondement compte tenu de la faible quantité de doses livrées, estime la PDG. Or, le Québec fera face à un dilemme lorsque la province comptera sur un approvisionnement plus important, prévient-elle.

«Le problème va se poser après, quand le gouvernement du Québec va recevoir des dizaines de milliers de doses. Si on maintient la priorité aux personnes âgées institutionnalisées, ils ne sont pas tous dans le même établissement, c’est bien évident. Il va falloir trouver des voies de passage», note-t-elle.

C’est que les boîtes dans lesquelles les vaccins de Pfizer sont transportés ne peuvent être déplacées d’un établissement de santé à l’autre, explique-t-elle.

«Il va falloir que le vaccin se déplace ou que la personne se déplace. Ce n’est pas compliqué, c’est un ou l’autre.»

Or si les boîtes de Pfizer ne peuvent pas être déplacées, les résidents en CHSLD ne peuvent pas l'être non plus.

«On ne peut pas s’imaginer qu’on va sortir toutes les personnes âgées des CHSLD en plein hiver pour aller les faire vacciner. Il y a sûrement d’autres solutions», insiste Mme Dupuis, qui note que le gouvernement du Québec n’a donné aucune indication en ce sens.

L'ordre pourrait être revu

L'administratrice en chef de l'Agence de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, a averti mardi que les premières doses pourraient n’être offertes qu’aux personnes capables de se déplacer aux sites de vaccination préalablement identifiés, le temps que Pfizer évalue la possibilité de déplacer les boîtes de vaccins.

C’est donc dire que la clientèle prioritaire des résidents en CHSLD pourrait, selon ce scénario, devoir attendre son tour.

À Québec, on n’exclut pas d’adapter l’ordre de priorité des clientèles une fois que les 4000 premières doses seront livrées aux deux CHSLD déjà identifiés.

«Pour les doses subséquentes, nous avons déjà annoncé que 20 sites de vaccination sont déjà déterminés à travers tout le Québec, et certains sont directement à même des CHSLD. Maintenant, l’ordre de priorisation du Comité d’immunisation du Québec pourrait être adapté selon les contraintes logistiques imposées par le fournisseur Pfizer», a réagi le cabinet du ministre de la Santé, Christian Dubé.

Les doses disponibles en CHSLD pourraient alors être administrées au personnel de santé en mesure de se déplacer pour recevoir le vaccin, en plus des résidents de ces établissements.

Québec a du même souffle annoncé que Pfizer sera en mesure de livrer suffisamment de doses au Québec à temps pour une deuxième injection, de sorte que ce sont 57 000 Québécois qui pourraient être vaccinés d’ici janvier, plutôt que les 28 000 annoncés lundi par le ministre Dubé.

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