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Un geste «odieux», dit le maire de Québec

L’élu n’acceptera pas qu’on s’en prenne à sa famille

Le maire Régis Labeaume
Photo Stevens LeBlanc Le maire Régis Labeaume

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Le maire de Québec a réagi hier à la plainte déposée à la police pour des menaces reçues en ligne, en insistant sur le fait qu’il n’accepterait pas qu’on s’en prenne à ses proches. « Quand tu commences à menacer les familles, ça ne marche plus », a-t-il martelé.

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Régis Labeaume est apparu quelque peu exaspéré de devoir encore une fois se tourner vers les policiers pour calmer le jeu sur ses réseaux sociaux. 

Son équipe avait confirmé au Journal, mardi, qu’une plainte pour des menaces reçues sur la plateforme Messenger avait été déposée au SPVQ.

« Ils n’ont rien demandé »

L’individu en question aurait menacé Régis Labeaume en précisant : « Si tu penses que ta famille sera épargnée... » 

« Là, j’ai mon voyage », a lancé le maire avant d’ajouter être d’autant plus en colère qu’on s’en soit pris à sa famille cette fois-ci. 

« Moi personnellement, ça va, je peux m’organiser, mais vous ne pouvez pas toucher à ma famille. Eux n’ont rien demandé, ils n’ont rien à avoir là-dedans », a-t-il ajouté, qualifiant le geste « d’odieux ».

Il a invité les gens à se mettre dans la peau des siens, avec qui il a discuté de la question. 

« Vous n’avez pas idée de l’effet que ça fait. [...] Tout le monde est affecté, on se dit : est-ce que quelqu’un est en train de l’échapper ? C’est dur pour les enfants. »

Enquête du SPVQ

Le SPVQ a confirmé avoir ouvert une enquête sur l’événement et avoir « ciblé » un individu.

Régis Labeaume espère maintenant que le processus policier et judiciaire découragera ceux qui voudraient s’en prendre à lui ou aux siens.

« Je l’ai fait pour dissuader, parce que si on ne porte jamais plainte, ça veut dire que tout le monde pense qu’ils peuvent se permettre ce genre de propos là », a-t-il rappelé en marge d’une activité de presse mercredi matin.

Il s’agit du deuxième incident du genre pour le maire, cet automne. En septembre, un homme de 41 ans avait été arrêté après avoir menacé M. Labeaume, toujours par Messenger. Il avait été libéré sous promesse de comparaître à une date ultérieure.