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Le compte Facebook du meurtrier Ugo Fredette a enfin été supprimé

Le profil d’Ugo Fredette supprimé trois ans après le meurtre de sa conjointe

Procès d'Ugo Fredette
Photo courtoisie de la cour Ugo Fredette filmé en Abitibi dans une station-service alors qu’il tentait d’échapper aux autorités après le meurtre de sa conjointe, Véronique Barbe, et d’Yvon Lacasse.

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Le profil Facebook du meurtrier Ugo Fredette, où on le voyait posant tout sourire aux côtés de celle qu’il a froidement assassinée il y a trois ans, a finalement été supprimé mercredi après-midi par le géant du web, qui s’est excusé auprès de la famille de la victime.

« Nous avons désactivé le profil conformément à nos politiques et nous sommes profondément désolés de l’angoisse que cela a pu causer à la famille et aux amis de Véronique », a fait savoir un porte-parole de Facebook, en indiquant que la plateforme n’autorise pas les pages des individus condamnés pour meurtre.

Pourtant, trois ans après le meurtre de sa conjointe, Véronique Barbe, et sa cavale avec un enfant de 6 ans, Ugo Fredette refusait de retirer les photos de la victime de son profil Facebook, toujours actif.

Pour la mère de Mme Barbe, qui avait essuyé refus après refus sans explication lors de ses démarches auprès de Facebook pour faire retirer les images, il s’agit d’un premier pas dans la bonne direction.

« C’est tout un soulagement, s’est exclamée Claudette Biard, lorsque Le Journal lui a appris la nouvelle. Ça donne beaucoup d’espoir pour les autres victimes et leurs familles. Quand la population s’unit, ça donne des résultats. »

Néanmoins, il reste du travail à faire, souligne-t-elle, en rappelant qu’un projet de loi devrait être déposé au printemps par le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu pour empêcher les assassins de pouvoir utiliser les photos de leurs victimes.

Inconcevable et révoltant

« Mon rêve serait que le projet de loi soit déposé en mémoire de Véronique, pour protéger toutes les victimes. Il ne faut pas que ça continue [...] C’est inconcevable et révoltant », soupire-t-elle. 

Pour Me Nancy Roy, directrice générale de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues, c’est une grande victoire, même si ce n’est pas encore gagné. 

« ll y a une longue bataille encore à faire », indique-t-elle, en rappelant que plusieurs assassins ont encore des vidéos ou des photos de leurs victimes sur leurs réseaux sociaux, ce qui n’a « aucun bon sens ». 

Sur la chaîne YouTube de Fredette, il reste une vidéo où figure la victime. Il est possible de signaler son contenu dérangeant à YouTube en cliquant sur les trois petits points en dessous du vidéo, à droite complètement.