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Un nouveau nom, c’est non!

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Pourquoi changer ? C’est ce que je me demande depuis plusieurs jours. 

D’après ce qu’a rapporté Radio-Canada, l’Impact aurait décidé de changer de nom l’an prochain. Terminé donc l’appellation « Impact », qui aura fait partie du paysage sportif pendant un peu plus de 25 ans.

Comme tout le monde, j’ai été pour le moins surpris d’apprendre que quelque chose du genre se tramait au club. Les dirigeants montréalais n’ont toujours pas expliqué, voire confirmé, la nouvelle, mais comme le veut l’adage, il n’y a pas de fumée sans feu.

Le soccer est un sport de tradition. Toucher au nom
de l’Impact, ça serait s’attaquer à la fibre du club, à son histoire. Pour le faire, il faut avoir une bonne raison et il faut surtout le faire avec doigté.

Au bout de ma réflexion, je ne vois pas de bonnes raisons pour changer le nom du Bleu-blanc-noir. Comme ancien, je souhaite qu’on garde l’Impact, au propre comme au figuré.

Jeunes en renfort

Vendredi dernier, l’impact a annoncé avoir fait signer des contrats à quatre joueurs de son Académie. Jean-Aniel Assi, Sean Rea, Nathan-Dylan Saliba et Rida Zouhir ont maintenant un contrat professionnel en poche et devraient être disponibles pour le match de Ligue des champions du 15 décembre.

Sans l’ombre d’un doute, on ne peut que se réjouir pour eux. Mais une question demeure : quel chemin a-t-on tracé pour ces espoirs ? Comment pourront-ils un jour être partie prenante de la première équipe et fournir à Thierry Henry des options supplémentaires ?

Dans ce domaine, l’Impact n’a jamais été très clair en ce qui a trait à sa philosophie. Et malgré ce qu’on peut en dire aujourd’hui, je n’ai pas l’impression que les doutes sont dissipés.

Où joueront-ils l’an prochain ? Seront-ils prêtés à d’autres clubs pour parfaire leur apprentissage ? Et, peut-être le plus important, combien de temps leur laisse-t-on pour parfaire leur jeu sans que la pression des résultats freine leur développement ?

Depuis son entrée en MLS, l’Impact a manqué de constance envers les jeunes qu’il a formés. C’est maintenant à Olivier Renard et à Thierry Henry de prouver sur le long terme que la philosophie du club envers ses jeunes a changé. Tant qu’à changer de nom, aussi bien changer aussi les façons de faire...

En route vers la finale

Les Sounders de Seattle pourraient rafler une troisième Coupe MLS en cinq ans après avoir atteint les séries éliminatoires de la MLS pour la 12e saison d’affilée. 

En sport professionnel, cette continuité du succès est un exploit en soi. Bon an, mal an, les Sounders se retrouvent constamment parmi les meilleurs clubs du circuit Garber. En ce sens, l’Impact serait bien avisé de voler un tant soit peu leur recette.

En fait, chaque fois qu’une nation gagne la Coupe du monde, les autres sélections se jettent sur le modèle des gagnants pour disséquer les différentes facettes de ce genre de réussite. Quelles idées, quelles philosophies ont permis à ce pays de remporter le trophée tant convoité ? Ce sont en général les questions qui rythment les quatre années suivant le tournoi.

Bref, à l’Impact de s’inspirer des Sounders, un ancien rival en deuxième division, pour espérer redresser la barque. Et, en regardant de plus près, il se rendra sûrement compte qu’ils ont un entraîneur, Brian Schmetzer, en place depuis plusieurs années. Un gars de la place à part de ça...