/news/politics
Navigation

Le projet de loi sur l'aide médicale à mourir adopté aux Communes

bloc aide à mourir euthanasie medecin santé hopitaux hopital
Photo Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

Le projet de loi fédéral modernisant l’aide médicale à mourir pour la conformer à un jugement de la Cour supérieure du Québec a été adopté aux Communes jeudi.

• À lire aussi: Les conservateurs bloquent le projet de loi malgré l'échéance de la cour

• À lire aussi: Une loi qui fête ses 5 ans

L’échéance du 18 décembre donnée par le tribunal au fédéral pour qu'il ajuste sa loi au fait que le critère de mort raisonnablement prévisible est inconstitutionnel approche à grands pas. Le temps pressait encore davantage puisque la Chambre des communes, elle, s’ajourne ce vendredi jusqu’à la fin janvier.

  • Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille avec Benoit Durtrizac sur QUB Radio:

Le projet de loi en question, le C-7, a finalement été adopté à 212 voix contre 107. Il n’est toutefois pas garanti que la date butoir sera respectée, puisque le Sénat, qui a amorcé son travail en parallèle, pourrait réclamer des amendements.

Le vote n'a pas pu se tenir plus tôt puisque des députés conservateurs ont multiplié les interventions en Chambre, au cours des derniers jours, pour exprimer leur opposition. Cela a eu pour effet de repousser la mise aux voix sur une mesure législative avec laquelle tous les autres partis – et plusieurs autres députés conservateurs – étaient d’accord.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Pour le ministre de la Justice David Lametti, il est clair que les conservateurs seront à blâmer si le Sénat n’arrive pas à adopter le C-7 avant le 18 décembre.

«Si le jugement du Québec prend effet sans la protection offerte par C-7, ce sera parce qu'Erin O’Toole a permis aux membres de son caucus de mépriser la volonté des Québécois, des Canadiens et des tribunaux», a-t-il commenté à sa sortie de la Chambre.

Or, le chef conservateur Erin O’Toole, qui a voté contre, s’est défendu d’avoir fomenté toute obstruction.

«On a des questions raisonnables pour les plus vulnérables dans notre société, les handicapés, les aînés. [...] On a seulement besoin de précautions», avait-il soutenu jeudi matin.

Il estime que le C-7 n’inclut pas assez de mesures de protection pour des personnes handicapées qui ont d’autres recours que la fin de vie.

À ses yeux, il ne s'agissait que de prendre le temps d’avoir un débat légitime sur un enjeu fondamental. Il a argué que les libéraux sont les seuls à blâmer si l’on se retrouve si près de la date butoir.