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On ne veut pas qu’il règle le problème des classes mal ventilées

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La Fondation Jasmin Roy pourrait offrir une soixantaine de purificateurs d’air aux écoles pour réduire les risques de propagation de la COVID-19, mais elle déplore avoir les mains liées par les centres de services scolaires.

« Ce que je demande, c’est que le ministre de l’Éducation lance un message aux centres de services pour qu’ils arrêtent de bloquer le projet. [...] On veut juste aider. Honnêtement, ce n’est pas fort », lance le président, Jasmin Roy.

Le 30 novembre, la fondation lançait un appel aux dons. Dix jours plus tard, elle a déjà amassé 60 000 $, « et ça continue de donner », précise M. Roy. 

Malgré les demandes répétées des comités de parents et des écoles, les centres de services semblent freiner l’installation des purificateurs.

« Ils disent que ça pourrait créer un précédent et que toutes les écoles vont en vouloir. [...] Mais on va le faire pareil. On passe directement par les écoles », confie M. Roy, qui rappelle que le ministère de l’Éducation n’a émis aucun avis contraire à l’installation de ces appareils dans les classes.

En commission parlementaire mercredi, la Santé publique a laissé entendre qu’ils pourraient « nuire » et comporter un « risque potentiel ».

« On nous dit que ça peut nuire si on ne change pas les filtres comme il le faut ou si on dirige mal l’air, nuance l’épidémiologiste Michel Camus. C’est le genre d’objection que le gouvernement avait pour les masques. [...] Il sous-estime la capacité des gens à appliquer les mesures avec intelligence. »

Jusqu’au début de l’été, Québec s’est opposé au port du masque obligatoire, arguant qu’il fallait suivre des protocoles pour le mettre et pour l’enlever.