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Des pertes de 496,5 M$ pour Transat

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La pandémie de la COVID-19 a provoqué une chute draconienne du trafic aérien qui se traduit dans les résultats financiers du transporteur québécois Transat A.T. au quatrième trimestre et dans l'exercice qui s'est terminé le 31 octobre dernier.

Pour l’exercice terminé le 31 octobre dernier, les revenus ont atteint 1,3 G$, mais la COVID-19 a fait très mal, depuis mars dernier, en entraînant des pertes de 496,5 M$, ou 13,15$ par action, pour Transat A.T. L’an dernier, les pertes s’étaient chiffrées à 32,3 M$, ou 0,86$ par action.

Selon les chiffres dévoilés vendredi, Transat a déclaré des pertes de 238,1 M$, ou 6,31$ par action, au 4e trimestre, comparativement à des profits de 23 M$, ou 0,62$ par action, pour la période correspondante l’an dernier.

Les revenus n’ont atteint que 28,4 M$ au quatrième trimestre, loin des 664,8 M$ de 2019.

Transaction avec Air Canada

Le rachat de Transat par Air Canada doit être approuvé le 15 décembre en assemblée. L’entente intervenue avant l’arrivée de la COVID-19 a été revue en octobre, si bien qu’Air Canada n’offre plus que 190 M$ sur les 720 M$ qu’elle devait allonger initialement. L’offre est ainsi de 5$ par action au lieu des 18$ de départ. Si toutes les approbations requises sont obtenues et que les conditions sont remplies, la clôture de la vente de Transat à Air Canada devrait être effective le 15 février 2021.

«Au cours de l'année, nous avons pris toutes les mesures pour réduire les dégâts et préserver notre trésorerie, a dit Jean-Marc Eustache, président et chef de la direction de Transat, par communiqué.

«La conclusion prochaine de la transaction avec Air Canada nous permettrait d'être solides pour affronter la fin de la crise et profiter de la reprise que l'arrivée d'un vaccin ne peut manquer de provoquer, a-t-il poursuivi. Nous avons toutefois également mis en place un financement à court terme de 250 M$, et travaillons actuellement à le remplacer dans un scénario de non-réalisation de la transaction par un financement global couvrant nos besoins sur l'année 2021, ce qui pourrait se faire entre autres dans le cadre d'un plan de soutien à l'industrie, tel qu'annoncé par le gouvernement.»