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Les grands coups de Pierre Lacroix

Les grands coups de Pierre Lacroix
Agence QMI

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Décédé dimanche, l’ex-directeur général Pierre Lacroix est considéré par plusieurs comme le maître à penser qui a permis à l’Avalanche du Colorado d’accumuler les succès dès son arrivée à Denver, quelques-unes de ses transactions ayant marqué les esprits chez les partisans des anciens Nordiques.

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Les «Avs» ont remporté la coupe Stanley en 1996 et en 2001, et pour cela, ils doivent une fière chandelle à Lacroix, qui a accepté le siège de DG à Québec pendant la saison morte en 1994. Dès sa première année en poste, les amateurs de la Vieille Capitale ont eu droit à un aperçu de son savoir-faire qui a rapidement eu des effets sur la patinoire, les Nordiques terminant au sommet de l’Association de l’Est durant la campagne écourtée de 1994-1995.

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Les années suivantes ont été celles de la consécration pour l’ancien agent de joueurs, gagnant de deux coupes Stanley avec la concession déménagée dans l’Ouest américain en mai 1995. Mais pour arriver au sommet et y demeurer, il a dû conclure des pactes pour le moins audacieux et spectaculaires. En voici quelques-uns.

Le départ de Mats Sundin

Au repêchage amateur de 1994, Lacroix ne passe pas inaperçu. Il se départit de Mats Sundin, qui avait eu sa part d’ennuis avec son prédécesseur, Pierre Pagé. Le Suédois prend le chemin des Maple Leafs de Toronto avec Garth Butcher, Todd Warriner et un choix de premier tour contre Wendel Clark, Sylvain Lefebvre et Landon Wilson.

Mats Sundin
REUTERS/Fred Thornhill © Thomson Reuters 2012
Mats Sundin

En se fiant aux apparences, la formation ontarienne semble avoir eu le dessus, puisque Sundin est demeuré dans son giron jusqu’en 2007-2008, réalisant neuf campagnes d’au moins 30 buts. Cependant, Toronto n’a jamais gagné la coupe avec le numéro 13 dans ses rangs. De plus, le Colorado s’est servi de Clark pour obtenir, en octobre 1995, Claude Lemieux, un élément important dans ses succès.

Le «cowboy» s’en va aussi

Au début de la première saison du club à Denver, un autre joueur associé aux années des Nordiques est échangé. L’attaquant Owen Nolan aboutit chez les Sharks de San Jose, tandis que le défenseur à caractère offensif Sandis Ozolinsh débarque en ville. Celui-ci fera partie de la formation championne de l’Avalanche en 1996 et restera jusqu’en 2000, inscrivant au moins 50 points dans trois de ses quatre saisons.

Nolan a de son côté récolté sa part de succès en Californie, amassant plus de 20 buts à six reprises, mais à l’image de Sundin, il n’a jamais savouré la victoire en finale de la coupe Stanley.

La transaction

Quoi dire de plus sur l’échange de Patrick Roy? Il est celui ayant marqué la carrière de Lacroix, qui a rapidement saisi d’occasion d’acquérir son ancien client. Il y a un peu plus de 25 ans, l’Avalanche a convaincu le DG du Canadien de Montréal Réjean Houle de lui refiler «Casseau» qui était à couteaux tirés avec son entraîneur-chef Mario Tremblay. En plus, Mike Keane a accompagné le gardien à Denver.

Les grands coups de Pierre Lacroix
Photo Journal de Montréal

Pendant que le Canadien a été incapable de gagner une ronde éliminatoire avec Martin Rucinsky, Andrei Kovalenko et Jocelyn Thibault aux printemps 1996 et 1997, le Colorado décrochait deux championnats. Roy a ajouté un Conn-Smythe à sa collection de trophées en 2001.

La chance d’une vie

Cette fois, ce sont les amateurs des Bruins de Boston qui ont versé une larme en voyant l’une de leurs légendes s’envoler pour les montagnes rocheuses. Ayant peu de chances de gagner la coupe, Raymond Bourque a vu celles-ci augmenter de façon substantielle le 6 mars 2000 quand Lacroix a transigé pour ses services et ceux de Dave Andreychuk. Au Colorado, personne n’a regretté le départ de Brian Rolston, de Martin Grenier et de Samuel Pahlsson, même si la formation a dû attendre le printemps 2001 avant d’atteindre l’objectif ultime.

Les grands coups de Pierre Lacroix
© Archives

Pour plusieurs, la scène montrant Bourque avec la coupe au bout de ses bras – reçue des mains du capitaine Joe Sakic – au terme du septième match de la finale face aux Devils du New Jersey demeure mémorable.

De gros noms

Au cours de son séjour au Colorado, Lacroix a souvent parié à la date limite des transactions ou proche de celle-ci afin d’améliorer son club à l’aube des séries. Parfois, la stratégie a rapporté des dividendes, mais pas toujours. Le 28 février 1999, il a notamment obtenu Theoren Fleury des Flames de Calgary, cédant notamment René Corbet et Wade Belak. Son nouveau joueur n’a pas été vilain, mais l’équipe a plié bagage au troisième tour éliminatoire et Fleury a signé un contrat comme joueur autonome avec les Rangers de New York l’été suivant.

Au nombre des coups ayant permis à l’Avalanche d’enlever les grands honneurs, notons celui impliquant Rob Blake, obtenu des Kings de Los Angeles contre entre autres Adam Deadmarsh le 21 février 2001. Le défenseur d’expérience a aidé les siens à remporter la coupe quelques mois plus tard et est demeuré avec l’organisation jusqu’à la fin de la campagne 2005-2006 avant de renouer avec ses anciennes amours.

En 2003-2004, saison au cours de laquelle Lacroix avait misé sur le vétéran Teemu Selanne à titre de joueur autonome, le Colorado a été passablement actif. Les Steve Konowalchuk, Matthew Barnaby, Tommy Salo et Chris Gratton étaient tous arrivés à Denver, mais les résultats n’ont pas été favorables. Les «Avs» ont perdu au deuxième tour des séries.

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