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Michel Bergeron salue un vieux complice

SPORT NHL
Photo d'archives, REUTERS Pierre Lacroix a fait de l’Avalanche du Colorado une équipe championne.

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Michel Bergeron gardera toujours le logo des Nordiques de Québec sur son cœur. Pierre Lacroix a travaillé une seule saison dans le siège de directeur général des Nordiques avant de suivre l’équipe dans le déménagement vers le Colorado en 1995-1996.

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À l’arrivée de Lacroix avec les Nordiques en 1994-1995, Bergeron s’attendait à retrouver son bon ami. Il croyait que le poste d’entraîneur en chef était pour lui revenir. Lacroix avait finalement opté pour Marc Crawford. 

On connaît l’histoire. « Le Tigre » avait mal encaissé le coup. Mais beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis cet incident.

Bergeron cachait assez difficilement sa tristesse dimanche matin en parlant du décès de Lacroix. 

« Je connaissais Pierre depuis les années 1970, a rappelé Bergeron. J’étais proche de lui. J’ai suivi sa carrière de près. Quand j’ai entendu cette nouvelle, j’étais vraiment triste. Je savais qu’il avait eu des problèmes de santé dans les dernières années. Je pense à sa femme Colombe, à ses enfants Martin et Éric et à toute sa famille. C’est une journée difficile. »

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Dans sa carrière d’entraîneur avec les Nordiques et les Rangers, Bergeron se tournait vers Lacroix pour négocier ses contrats. 

« Pierre m’a servi d’agent. Il était un fin négociateur. Il m’a aidé dans mes négociations avec les Nordiques, les Rangers et aussi dans le milieu des médias. Il n’oubliait aucun détail quand venait le temps de conclure une entente. Il travaillait très fort et il était un homme respecté dans le milieu. »

Bons échanges

Lacroix a fait une transition heureuse du monde d’agent à celui de DG. À sa deuxième saison dans ce poste, il a conduit l’Avalanche à la terre promise. C’était la première saison de
l’Avalanche à Denver. C’était aussi les débuts de Patrick Roy dans les montagnes du Colorado. 

« Pierre avait hérité d’une équipe extraordinaire, a dit Bergeron. Les Nordiques misaient sur de très bons jeunes joueurs lors du départ de l’équipe pour le Colorado. Joe Sakic et Peter Forsberg étaient deux attaquants incroyables. Ils ont gagné deux fois la coupe Stanley, avec deux entraîneurs différents en Marc Crawford et Bob Hartley.

« Pierre avait fait son travail de DG, il avait conclu de bonnes transactions. Dans les derniers jours, on a parlé des 25 ans de la transaction de Patrick Roy. C’était un coup de maître de Pierre. 

« Quand il a laissé son poste d’agent pour celui de DG, il savait qu’il s’embarquait avec une bonne équipe. Il n’aurait pas accepté n’importe quel poste de DG dans la LNH. Il a eu le privilège de tomber sur les Nordiques. Il a finalement mené cette équipe à bon port. Quand quelqu’un gagne deux fois la coupe, tu dois lever ton chapeau pour le féliciter. Tous les ans, Pierre allait chercher un bon vétéran. On peut penser à Raymond Bourque, Theoren Fleury ou Dale Hunter. Il ne voulait pas attendre. Il avait comme objectif de gagner immédiatement. Il visait la Coupe Stanley tous les ans, il ne pensait pas toujours au futur. » 

Présence forte

À Red Deer en Alberta pour diriger l’équipe canadienne au Championnat du monde junior, André Tourigny a connu Lacroix à ses jours comme adjoint de Patrick Roy avec l’Avalanche. 

« J’offre toutes mes sympathies à la famille Lacroix, à ses proches et ses amis. C’est un gars qui avait une présence incroyable et qui était très rassembleur, a affirmé Tourigny. C’est une journée triste pour la famille de l’Avalanche. J’ai connu Pierre à travers Patrick et l’Avalanche. C’est un bonhomme qui avait une joie de vivre qui rassemblait tout le monde. »

« J’ai été chanceux, j’ai toujours été du bon bord de la clôture. Il a toujours été gentil avec moi et je n’ai jamais été sa victime. À toutes les années, avec l’Avalanche, on jouait des matchs préparatoires à Vegas. Il nous amenait au restaurant et on allait au casino de temps en temps et Pierre était pas mal le fun à côtoyer. On a eu du bon temps. »

Raymond Bourque a aussi pris le temps de souligner l’impact de Lacroix avec une déclaration sur Twitter. 

« Nos cœurs sont tristes aujourd’hui alors que nous disons au revoir à un grand ami, mentor et leader. Pierre Lacroix m’a donné l’occasion de vivre mon rêve ultime de gagner la coupe Stanley. Je serai à jamais reconnaissant de sa confiance en moi et de son amitié. »