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Et nos trois étoiles sont...

La saison atypique de F1 a donné lieu à des moments glorieux et à de vives déceptions

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Photo AFP En cette année de pandémie, les pilotes de F1 ont dû se plier à un calendrier condensé et exigeant.

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D’entrée de jeu, il faut reconnaître les efforts des dirigeants de la Formule 1 d’avoir pu mettre en place un protocole sévère pour relancer ses activités en juillet. 

La pandémie a forcé le report et l’annulation d’un bon nombre d’escales au printemps, si bien qu’à un moment donné, on a craint que la saison n’ait carrément pas lieu. 

Mais on est parvenu à la sauver en limitant les déplacements, en organisant des programmes doubles et en visitant des circuits qui n’étaient pas initialement prévus. Pour éviter toute propagation du virus, la plupart des épreuves ont été disputées à huis clos. 

C’est donc mission accomplie pour la F1, dont le calendrier a comporté 17 escales (sur les 22 programmées au début) étalées sur 23 semaines. En limitant l’accès à la zone du paddock aux membres des équipes, aux officiels et aux médias, on a su créer une bulle efficace. 

Au total, sur les quelque 76 000 tests, menés à partir de la première course, présentée en Autriche, jusqu’à la dernière, disputée dimanche à Abou Dhabi, seulement 78 se sont avérés positifs, selon le plus récent recensement. 

Du nombre, trois pilotes ont contracté la COVID-19, soit Lance Stroll, Sergio Pérez et Lewis Hamilton, qui ont dû laisser leur volant à une ou deux occasions. 

Seul sur sa planète

Puisqu’il est question du Britannique, on lui décerne notre première étoile. Un choix que bien peu d’observateurs vont contester.

Non seulement Hamilton a battu cette année le record de 91 victoires que détenait Michael Schumacher, mais il a aussi égalé sa marque de sept championnats du monde. Hamilton pilote la meilleure voiture du plateau, c’est vrai. Mais son coéquipier et dauphin, Valtteri Bottas, a accusé un retard de 124 points au classement final. 

Message clair

Max Verstappen, notre deuxième étoile, a voulu livrer un message clair en remportant le dernier Grand Prix de la saison à Abou Dhabi. Si la mécanique de sa Red Bull tient le coup, il pourrait mettre fin à la domination de Mercedes en 2021. Le Néerlandais termine troisième au championnat des pilotes, à seulement neuf points de Bottas. 

Recruté par Red Bull ? 

Parlant de Verstappen, l’identité de son coéquipier l’an prochain n’est toujours pas connue, mais, selon plusieurs sources fiables, dont le journaliste Ted Kravitz, du réseau Sky Sports, c’est bel et bien Sergio Pérez qui hériterait de ce volant convoité chez Red Bull. Une confirmation serait donnée cette semaine. Alexander Albon, lui, resterait au sein de l’organisation à titre de pilote d’essai. Le Mexicain Sergio Pérez, notre troisième étoile, a connu le meilleur parcours de sa carrière en terminant au quatrième rang du championnat des pilotes. Et ce, même s’il a raté deux épreuves et qu’il a été victime de deux abandons crève-cœur en fin de saison. L’écurie Racing Point n’a pas prolongé son contrat au profit de Sebastian Vettel. 

Au pied du podium 

Ils ne sont pas parmi nos médaillés, mais ils se retrouvent au pied de notre podium. Nous avons nommé Daniel Ricciardo (Renault) et Pierre Gasly (AlphaTauri). Mention honorable à George Russell, qui a frôlé la victoire quand on lui a confié une voiture (Mercedes) à la mesure de son talent au Grand Prix de Sakhir, à Bahreïn. 

Pauvres Ferrari et Vettel 

Le Grand Prix d’Abou Dhabi a été à l’image de la saison de Ferrari : pitoyable. Si bien qu’elle se classe 6e (sur 10) au tableau des constructeurs, alors qu’elle avait été vice-championne, derrière Mercedes, dans les trois années précédentes. C’est son pire résultat en 40 ans. Et pour seulement la troisième fois de son histoire (1973 et 1992), la Scuderia n’a pas mené un seul tour cette année. Vettel, lui, a mis fin à une association de six ans avec Ferrari en bouclant l’une des pires saisons de sa carrière : aucune victoire, un seul podium et la 13e place au classement des pilotes. Le quadruple champion du monde n’a pas atteint la dernière ronde des qualifications (Q3) à ses 13 dernières participations.

Dur pour les Canadiens 

Malgré deux présences sur le podium et une position de tête, le Québécois Lance Stroll n’a pas été convaincant au volant d’une Racing Point pourtant très compétitive. De son côté, à sa saison recrue, son compatriote Nicholas Latifi a joué un rôle de figuration au volant de la pire monoplace du plateau et n’a certes pas montré qu’il a sa place en F1. Au fait, l’écurie Williams n’a inscrit aucun point cette année au championnat, pour la première fois depuis 1976.