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Les bottes lui donnent un coup de main

Très en demande, les étagères Rakabot sont en grande partie fabriquées à partir de pièces produites ici

Sébastien Lassonde, prés. de Rackabot
Photo Ben Pelosse Le grand patron de Rakabot, Sébastien Lassonde, dans les locaux de son entreprise, sur l’île de Montréal. Ses produits sont disponibles dans sa boutique en ligne, sur Amazon, dans des quincailleries ainsi que dans quelques grandes surfaces.

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Chaque fois qu’il entrait au bureau, Sébastien Lassonde se désolait de voir un amoncellement de bottes à l’entrée qui baignaient dans une accumulation d’eau, de gravier et de calcium. 

Ce diplômé en génie électrique s’est alors dit qu’il fallait inventer une solution à la fois pratique et esthétique. C’est ainsi qu’est né le Rakabot, une étagère qui facilite le rangement des bottes. 

Là où elle se distingue des autres produits similaires sur le marché, c’est avec ses tablettes en V. 

« Elles permettent aux semelles de sécher. Quant à l’eau, elle s’écoule par un effet de gravité dans un récipient sous la tablette qu’il suffit de nettoyer occasionnellement. Fini de se mouiller les pieds sur le plancher et de marcher sur les petites roches », explique Sébastien Lassonde, qui est aussi père de six enfants.

« À chaque endroit où j’allais avec ma famille, que ce soit chez le dentiste, au cours de danse ou au gym, c’était toujours le même problème d’encombrement à l’entrée, raconte-t-il. Il y avait un besoin à combler. »

De l’idée au marché

Il y a eu plusieurs étapes à franchir entre le prototype « gros et laid » fait avec des planches de contreplaqué, jusqu’au produit final.

Aujourd’hui, plusieurs modèles sont disponibles, qui s’agencent à tous les décors. Rakabot a aussi conçu un banc d’entrée fait de bois récupéré muni d’une tablette en V au-dessous. 

« Il est très en demande. Sauf l’étagère en plastique qui est fabriquée en Chine, nos autres modèles sont faits au Québec », se targue l’entrepreneur qui a vendu un triplex pour financer le démarrage de Rakabot en 2017. 

Depuis, il a mené plusieurs exercices de financement, a participé à deux reprises à l’émission Dragon’s Den avant d’obtenir un soutien financier de Développement économique Laval et a trouvé deux investisseurs qui ont permis de lancer la production.  

Un marché international

Les produits de Rakabot sont vendus sur la boutique en ligne de l’entreprise de même que sur Amazon. Ils sont aussi disponibles en magasin, dans des quincailleries et quelques grandes surfaces. 

« On vend partout au Canada et dans plusieurs États américains », souligne Sébastien Lassonde, qui prévoit de tripler son chiffre d’affaires cette année. 

« On a aussi fait des ventes en Europe, notamment dans les pays scandinaves, ajoute-t-il. D’ici trois ans, on veut d’ailleurs accentuer notre présence sur ce territoire. On vise un chiffre d’affaires de 10 millions de dollars d’ici 2025. C’est ambitieux, mais on a maintenant les partenaires qui nous permettent d’accélérer la cadence. » 

Dans les écoles

Actuellement, la clientèle de Rakabot est principalement constituée d’entreprises et d’institutions comme les piscines municipales. Sébastien Lassonde et son équipe font également du démarchage dans les écoles ayant conçu un modèle qui s’adapte aux casiers scolaires. 

« Le Rakabot est une solution durable et écologique. Il faut savoir que chaque année, des millions de plateaux à bottes avec rainures se retrouvent au dépotoir. Comme ils sont difficiles à nettoyer, les gens préfèrent les jeter plutôt que de les laver. Le Rakabot peut être utilisé pendant des années », conclut M. Lassonde.

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