/world/europe
Navigation

Virus: Berlin veut une validation plus rapide du vaccin dans l’UE

Coup d'oeil sur cet article

BERLIN | L’Allemagne fait pression sur les autorités de l’Union européenne (UE) pour qu’elles accélèrent le processus de validation du vaccin contre la COVID-19, au moment où la Grande-Bretagne, les États-Unis ou le Canada ont déjà commencé à l’utiliser. 

• À lire aussi: Tous les développements de la pandémie de COVID-19

• À lire aussi: COVID-19 - François Legault laisse planer un reconfinement à partir du 25 décembre

• À lire aussi: COVID-19 - les Pays-Bas adoptent un confinement de cinq semaines

Les services de la chancelière Angela Merkel et de son ministère de la Santé font pression sur l’Agence européenne des médicaments (AEM) et l’UE pour que le vaccin des laboratoires américains Pfizer et allemands BionNTech soit approuvé d’ici au 23 décembre, et non d’ici au 29 décembre, comme c’est actuellement prévu, rapporte le quotidien allemand Bild mardi.

Il cite des sources proches du gouvernement allemand. Ces informations confirment les signaux d’impatience déjà envoyés, dimanche, par le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn.

«Toutes les données de BioNTech sont disponibles, le Royaume-Uni et les États-Unis ont déjà donné leur approbation. Un examen des données et une approbation de la part de l’AEM devrait intervenir le plus tôt possible», a-t-il dit.

«Il en va de la confiance dans la capacité de l’Union européenne à agir», a-t-il mis en garde.

Entre-temps, d’autres pays comme le Canada, Singapour ou Bahreïn ont aussi déjà entamé leur campagne de vaccination.

L’irritation à Berlin est d’autant plus grande que le vaccin a été développé par une entreprise nationale, BioNTech, et que l’Allemagne est durement affectée par la deuxième vague de la pandémie.

Le gouvernement a décidé d’imposer un confinement partiel à la population à partir de mercredi et, dans un premier temps, jusqu’au 10 janvier.

L’AEM, basée aux Pays-Bas, délibère actuellement sur la délivrance d’autorisations pour plusieurs vaccins contre la COVID-19. Elle a été la cible, la semaine dernière, d’une cyberattaque au cours de laquelle des documents liés à Pfizer et BioNTech ont été piratés.