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Racisme: des syndicats de policiers dénoncent les propos de Legault

Racisme: des syndicats de policiers dénoncent les propos de Legault
Photo JOSIE DESMARAIS

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Le plus important syndicat de policiers du Québec demande au premier ministre François Legault de réitérer sa confiance envers les agents de la paix après qu'il eut affirmé que c’est chez certains d’entre eux que l’on retrouve le plus de racisme.

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Le président de l’Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ), Dominic Ricard, dit avoir été «surpris» et «déçus» des propos du chef de la Coalition avenir Québec, avec lesquels il est «complètement en désaccord».

«Pourquoi plus les policières et policiers, je crois qu’il y a une incompréhension de ce qui se passe sur le terrain lorsqu’il fait cette déclaration-là», a-t-il affirmé, en entrevue.

Amené à commenter le dépôt du rapport du Groupe d’action contre le racisme et les mesures qu’il compte mettre en place pour lutter contre le racisme, lundi, François Legault, a affirmé que «peut-être [que] l’endroit où il y en a le plus, c’est chez certains policiers».

Il a plus tard nuancé ses propos en affirmant que «la fin des interpellations aléatoires et du profilage chez certains policiers» était la mesure la plus efficace pour lutter «concrètement» contre le racisme, mais que «la très grande majorité de nos policiers font un travail exemplaire».

D’autres facteurs peuvent expliquer pourquoi les policiers ont plus souvent affaire avec des personnes racisées, estime le président de l’APPQ.

«On [les policiers] est un peu le dernier rempart de la société au niveau de la sécurité publique, donc souvent les gens qui se rendent à nous, qu’on interpelle, avec qui on doit travailler, intervenir, bien ce sont des gens qui, ailleurs dans le système [...], n’ont pas nécessairement trouvé d’endroit», a-t-il expliqué.

De son côté, la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) exige carrément du premier ministre qu’il s’excuse.

«Cette déclaration n’est pas prouvée et est insultante pour les policiers et policières du Québec», a indiqué son président, François Lemay, dans une lettre envoyée au bureau du premier ministre, mardi, et dont l’Agence QMI a obtenu copie.

«En tant que premier ministre, vous avez la responsabilité de travailler à réduire les tensions entre les différents groupes qui composent la société. Ce n’est pas avec une telle déclaration à l’emporte-pièce que vous y arriverez», a-t-il ajouté.

Tout en reconnaissant «qu’il faut en faire plus pour améliorer les relations avec toutes les communautés», la FPMQ affirme que les policiers «ne sont ni pires ni meilleurs que la population».