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Les actionnaires de Transat approuvent la nouvelle entente avec Air Canada

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Les actionnaires de Transat ont approuvé dans une proportion de 91,1%, mardi, l’entente révisée prévoyant la vente du voyagiste à Air Canada.

«Vous avez pris la bonne décision», a soutenu le PDG de Transat, Jean-Marc Eustache, au cours de l’assemblée extraordinaire des actionnaires tenue pour avaliser la proposition.

«Nous allons à présent nous employer à obtenir, dans les meilleurs délais, les autorisations réglementaires qui nous permettront de finaliser la transaction avant le 15 février», a ajouté M. Eustache.  

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L’offre d’Air Canada est de 5$ par action de Transat (190 M$ au total), soit nettement moins que les 18$ (720 M$) offerts l’an dernier, avant que la pandémie de coronavirus ne ravage l’industrie aérienne. À court d’argent, Transat n’a eu d’autre choix que de renégocier avec Air Canada.

La nouvelle proposition permet aux actionnaires de Transat d’être payés en argent ou en actions d’Air Canada. En date de mardi, compte tenu du cours boursier, cette deuxième possibilité recelait une valeur d’environ 7,30$.

«Nous allons travailler de toutes nos forces avec les équipes d’Air Canada à rebâtir une grande et belle entreprise qui saura accompagner la reprise de l’activité, a insisté Jean-Marc Eustache. Nous l’attendons tous avec impatience.»

Une autre offre

Quelques minutes avant la tenue de l’assemblée, Transat a révélé avoir reçu une offre d’achat concurrente à celle déposée par Air Canada.

«À la fin novembre 2020, Transat a reçu une proposition non sollicitée d'un investisseur privé qui n'est pas activement impliqué dans les secteurs du transport aérien et du tourisme», a indiqué l’entreprise montréalaise dans un communiqué.

Transat n’a donné aucun détail sur l’offre ou sur son instigateur. 

On sait toutefois qu’il ne s’agit pas du magnat immobilier Vincent Chiara, qui a indiqué plus tôt cet automne qu’il n’avait pas l’intention de s’intéresser à nouveau au dossier. 

De son côté, l’homme d’affaires Pierre Karl Péladeau a fait savoir lundi qu’il continuait de suivre «de près la situation». 

Transat a précisé mardi avoir conclu une entente de confidentialité avec l’auteur de la nouvelle offre, lequel a pu effectuer une vérification diligente juridique et financière de l’entreprise à l’aide des mêmes documents que ceux remis à Air Canada.

Après analyse, le conseil d’administration de Transat «a déterminé à l’unanimité, sur recommandation du comité spécial du conseil [chargé de la vente de l’entreprise], que la proposition concurrente n’est pas dans le meilleur intérêt de Transat et de ses parties prenantes et ne constitue pas une “proposition supérieure” telle que définie aux modalités de la convention d’arrangement avec Air Canada», a indiqué l’entreprise.