/news/education
Navigation

Correcte pour une garderie accréditée, mais pas pour la DPJ

Coup d'oeil sur cet article

La propriétaire d’une garderie en milieu familial accrédité a le cœur brisé depuis qu’elle a appris qu’elle ne serait pas accréditée pour garder un garçon dont elle s’occupe depuis qu’il est bébé.

«Je ne veux plus jamais vivre ça», mentionne, Julie, nom fictif.

En février, elle a pris en charge un bambin qui fréquentait déjà son service de garde depuis qu’il était bébé.

L’hiver dernier, la DPJ a retiré la garde aux parents, puis l’avait identifiée comme une personne ayant un lien significatif avec l’enfant, aujourd’hui âgé de 4 ans.

Six mois auraient passé sans que personne ne vienne évaluer les besoins du garçon, ni même jeter un œil sur son nouvel environnement.

La situation aurait alors dérapé quand l’éducatrice a consulté le syndicat des familles d’accueil, pour négligence de la DPJ et bris de confidentialité.

«J’ai eu un appel le 25 novembre dernier, en après-midi, pour me faire dire que je ne serais pas accréditée, parce que je ne collabore pas», déplore-t-elle.

Depuis, la mère de famille est inconsolable.

«J’ai fait son repas préféré, je l’ai collé. J’ai fait parler son toutou. Lui a dit “Mon toutou ne veut pas aller dormir ailleurs”», laisse-t-elle tomber.

Ce type de situation ne serait malheureusement pas exceptionnel, selon la présidente de la Fédération des familles d’accueil et des ressources intermédiaires du Québec, Geneviève Rioux.

«Ils ont le temps d’aller visiter, ici en région, 600 ressources pour voir si on se lave bien les mains. Mais on n’a pas le temps d’aller visiter une maison, de s’assurer que tout est conforme», déplore-t-elle.

Les dommages seront grands pour l’enfant, selon le psychologue Paul Langevin.

«C’est très néfaste, pour un enfant, d’être déplacé. Il vit des pertes significatives à répétition», souligne-t-il.

L’éducatrice serait prête à reprendre l’enfant demain matin, si la DPJ revenait sur sa position et acceptait de l’accréditer.