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COVID-19: pourquoi certains groupes sont plus vulnérables à l’infection

Outbreak of Chinese influenza - called a Coronavirus or 2019-nCoV, which has spread around the world. Danger of a pandemic, epidemic of humanity. Human cells, the virus infects cells. 3d illustration
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Des chercheurs montréalais ont tenté de comprendre pourquoi certains groupes de personnes comme les aînés et les malades chroniques sont vulnérables à la COVID-19.  

Selon une nouvelle étude de l’Université McGill, le mystère se trouverait dans l’augmentation de l’oxydation cellulaire liée au vieillissement et à la maladie.

L’étude publiée dans le «Computational and Structural Biotechnology Journal» s’est intéressée aux raisons pour lesquelles certains animaux contractent plus facilement le virus, notamment aux protéines qui interviennent dans le déclenchement de l’infection. 

Une telle approche pourrait déboucher à la mise au point de nouveaux traitements, selon un communiqué de l’Université McGill. 

Les chercheurs ont découvert que les animaux susceptibles de contracter le virus, tout comme les humains, possèdent deux cystéines, un acide aminé, formant un pont disulfure qui crée un point d’ancrage pour le virus. 

«Nous savons que le virus peut infecter les humains, les chats, les chiens et les furets, mais pas les bovins et les porcins. De plus, la COVID-19 frappe plus durement les aînés et les personnes atteintes d’affections sous-jacentes que les jeunes et les personnes en bonne santé. Jusqu’à maintenant, les raisons expliquant ce phénomène étaient obscures», a indiqué mardi Jaswinder Singh, professeur à l’Université McGill.

«D’après notre analyse, l’oxydation cellulaire accrue présente chez les aînés et les personnes souffrant de problèmes de santé sous-jacents les prédispose à une infection, à une réplication et à une maladie plus sérieuses», a expliqué Rajinder Dhindsa, coauteur de l’étude et professeur émérite de biologie à l’Université McGill.

Les chercheurs soutiennent que la prévention de l’arrimage du virus aux cellules saines pourrait aider à mettre au point de nouveaux traitements contre la COVID-19. 

«Les antioxydants pourraient diminuer la gravité de la COVID-19 en nuisant à l’entrée du virus dans les cellules hôtes et, par la suite, à sa capacité à survivre en se propageant», a fait observer le Pr Singh.

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