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Essai du tout nouveau MacBook Pro M1

Essai du tout nouveau MacBook Pro M1

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Il était temps que je modernise mon principal outil de travail. Acheté en décembre 2017 dans la section remis à neuf, mon MacBook Pro à processeur i5 d’Intel (2,3 GHz, 8 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage) commençait à peiner sous la demande. Bref, avec deux navigateurs Web et plusieurs pages ouvertes – bourse, Yahoo Finance, nouvelles – Word, trois écrans et un peu de musique, le portable commençait à chauffer, littéralement.

Matériellement, le plus décevant fut certainement sa pile qui n’a pas si bien tenu sa capacité en seulement trois années, malgré mes habitudes pour préserver son rendement. Cela dit, revenons à mon nouveau jouet.

Puce-système M1      

Même taille 13 pouces d’écran, même design extérieur, le nouveau MacBookPro à processeur M1 made by Apple de type puce-système (system on chip ou SoC) vient carrément chambouler la manière dont on conçoit un système informatique.

Outre les MacBook Pro (MB Pro), cette M1 est dorénavant installée dans les MacBook Air et les Mac mini.

On dit « puce-système » parce que cette M1 intègre à la fois un processeur huit cœurs, une carte graphique huit cœurs, les fonctions d’apprentissage machine Neural Engine 16 cœurs, la mémoire cache et la mémoire vive. Seule le stockage SSD est à part. C’est d’ailleurs une architecture SoC identique aux appareils mobiles iPhone et iPad.

Parce que toutes ces composantes sont unifiées, les performances font un bond impressionnant. Le démarrage est non seulement plus rapide, mais tout devient instantané, ou presque. Peu importe le nombre de logiciels, leur ouverture est très rapide pour ceux qui ont été récrits pour tourner sur cette puce-système complètement différente de l’architecture PC Intel. Pour s’ouvrir, ces derniers ont besoin d’un émulateur, Rosetta 2, qui traduit le code du programme afin de le rendre compatible avec la puce-système M1 – comme Rosetta 1 à l'époque de la transition PowerPC à Intel.

Options limitées      

S’il y a un revers à un système sur puce, bien que négligeable selon moi, c’est le manque de choix. Avant, vous pouviez choisir le type de carte graphique, le processeur central et le nombre de cœurs. Ici, ce choix se limite à la quantité de mémoire vive.

Entre 8 ou 16 Go, j’ai choisi la seconde option pour avoir un ordinateur performant à long terme.

Le dernier choix sur la boutique Apple reste le stockage, entre 256 Go et 2 To. J’avais 128 Go dans l’ancien MB Pro, ce qui n’a pas causé d’inconvénients autres que l’incapacité d’installer macOS 11 Big Sur qui exigeait davantage d’espace libre. Les 256 Go du nouveau suffiront amplement à mes besoins. Précisons ici que mes catalogues musique et photos, ainsi que la sauvegarde, sont stockés sur un lecteur externe USB-C double disque SSD, chacun sur 500 Go.

Installation et transfert      

Dès le déballage, le MB Pro M1 était prêt à démarrer avec les configurations d’usage. Jusque-là, tout baigne.

Pour le transfert du contenu, des logiciels et des préférences de l’un à l’autre, les deux MB Pro ne se sont pas reconnus sur mon réseau WiFi. Qu’importe, je préférais de loin la méthode directe, par câble USB-C Thunderbolt3, le même que j’utilise pour mon lecteur de disque externe.

Il suffisait ici de démarrer l’ancien MB Pro en mode cible (target mode), c’est-à-dire en maintenant la touche T au démarrage qui en fait un disque externe. Ensuite, relier les deux avec le câble USB-C.

(Sur la photo, le MacBook Pro i5 (Intel) à gauche en mode cible, le nouveau MacBook Pro M1à droite.)

Le nouveau MB Pro a tout de suite reconnu l’ancien et entrepris le transfert qui n’a duré qu’environ 15 minutes.

Microsoft ready  

J’ai retrouvé dans le nouveau tout le contenu de l’ancien. Cela dit, il a fallu installer la mise à jour à la version 11.1 de Big Sur, le tout nouveau système d’Apple pour ses nouvelles et anciennes machines. Je reviendrai sur Big Sur et sur l'étonnante autonomie sur pile dans une prochaine chronique.

Enfin, il y avait plusieurs logiciels à mettre à jour, comme ceux de la suite Microsoft 365 (Office), tous compatibles et récrits pour la puce-système M1.

Détails intéressants, les nouveaux MB Pro M1 intègre de série la Touch Bar qui permet d'accéder à des commandes rapides en fonction du logiciel à l'avant-plan et, à l'extrême droite, le capteur d'empreintes digitales Touch ID qui assure la sécurité, comme le déverrouillage du Mac, les achats avec Apple Pay et les remplissages automatiques des mots de passe.

Oups ! Un écran en moins !       

Gros point noir ici. L’architecture USB-C Thunderbolt 4 du Mac M1 ne supporte qu’un seul écran externe et non deux comme c’était le cas avec mon ancien MB Pro.

Incluant l’écran 13 po de l’ordinateur portatif, j’avais deux écrans externes de 29 et 24 po reliés ma station d’accueil CalDigit TS3 Plus qui, en plus, assure l’alimentation du MB Pro et la connexion des autres périphériques : disques externes, numériseur, haut-parleur, cartes SD et câble réseau Ethernet.

J’espère qu’une mise à jour d’Apple viendra corriger cette importante lacune qui n’existait pas avec les ports Thunderbolt 3.

Parlons dollars      

Vous serez aussi étonnés que moi en allant sur le site d’Apple, les prix des MB Pro M1 sont nettement inférieurs à ceux des systèmes à puce Intel.

Acheté dans la section remis à neuf en décembre 2017, l’ancien MB Pro Intel i5 avait coûté 1677 $ incluant les taxes.

Avant de choisir le nouveau M1, le Mac que je lorgnais était un puissant MB Pro i9 de 15 ou 16 po avoisinant les 3000 $. Le nouveau M1, avec 16 Go de mémoire vive, revient 2241$, taxes comprises. Le délai de livraison fut d’environ trois semaines.

Quant au « vieux » MacBook Pro, celui-ci ira bientôt aller se refaire une beauté intérieure – nouvelle pile, nouveau stockage SSD – pour être revendu.