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Inviter une personne seule aux Fêtes: attention!

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Comme plusieurs travailleurs de la santé, le Dr Mathieu Simon, chef en soins intensifs, a poussé un soupir de soulagement lorsque le gouvernement Legault a annoncé les mesures restrictives en vigueur du 25 décembre au 11 janvier.

Les contacts radicalement limités éviteront que les hôpitaux de la province — déjà aux prises avec un manque criant de personnel — ne s’engorgent, a précisé le chef des soins intensifs à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

«Je suis bien heureux que le bon sens ait prévalu. Ce qu’on entend de la population, c’est que le gouvernement a très bien compris l’inquiétude que les intervenants ont fait valoir», a-t-il indiqué en entrevue avec Mario Dumont, mercredi, sur les ondes de LCN.

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Attention à l’invitation d’une personne seule

En ce qui a trait à l’autorisation aux personnes seules de rejoindre une bulle familiale, Dr Simon a prévenu que ce n’est pas le scénario idéal pour tous, notamment du fait que plusieurs représentent des cas «faux négatifs» et pourraient infecter des proches aux Fêtes.

Plusieurs familles veulent bien faire en invitant une personne seule au réveillon, ce qui pose un risque malgré la bonne intention.

«Je ne recommande pas à une personne âgée de rejoindre une bulle familiale où les gens sont à risque. Ce n’est pas une bonne idée. Le rapport de risque est à faire pour chaque citoyen», a affirmé le médecin.

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Dr Simon a lui-même été témoin d’une triste situation dans le cadre de ses fonctions.

«Je viens de terminer une semaine aux soins intensifs où j’ai mis sous ventilateurs des patients qui ont contracté la COVID dans des circonstances complètement triviales, en essayant d’aider une personne plus jeune. Ils se retrouvent à lutter pour leur vie», a-t-il expliqué.

«C’est un acte de vie quotidienne qui a des conséquences différentes. On est à veille d’avoir le vaccin. Ce serait très moche de sacrifier encore une génération de personnes âgées pour des Fêtes, qui, de toute façon, ne seront pas normales», a ajouté le Dr Simon.

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Ne pas répéter l’erreur du «Thanksgiving»

Pour plusieurs gens du milieu, l’explosion de cas qui a suivi l’Action de grâce américaine a sonné la cloche. Il fallait à tout prix éviter ce scénario catastrophe.

«Le “Thanksgiving”, c’est un peu leur Noël avec toutes les rencontres familiales. Je pense que le gouvernement a été visionnaire de mettre un frein aux rassemblements familiaux», a fait savoir le médecin.

Les mesures restrictives viseront les commerces non essentiels, les rassemblements sociaux — strictement autorisés en plein air — et le congé prolongé des élèves, mais est-ce suffisant pour atténuer la vague? Le Dr Simon croit que c’est une question d’équilibre avant tout.

«Comme médecin, à la rigueur, si ma seule préoccupation est la santé des Québécois, j’en ferais plus et j’aurais été plus autoritaire», a-t-il admis d’une part.

«Par contre, lorsque vous regardez les aspects de santé économique et de santé mentale, puis d’acceptabilité sociale, je pense que le compromis du premier ministre est acceptable.»

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