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Le Grand Prix de Valcourt est annulé

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MICHEL ST-JEAN/JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI

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Malgré des efforts pour présenter une édition remaniée en février prochain, le comité organisateur du Grand Prix Ski-Doo de Valcourt a dû s’avouer vaincu face à la pandémie de COVID-19, annonçant mercredi l’annulation de l’événement. 

Ayant étroitement travaillé avec la Santé publique et les forces de l’ordre au cours des derniers mois, les organisateurs vivaient toujours d’espoirs jusqu’à tout récemment. Pour diminuer les coûts, ils avaient entre autres fait une croix sur le dispendieux anneau de glace et les épreuves de motoneige.

Mais malheureusement, les bilans quotidiens de cas de COVID-19 ne semblent pas en voie de diminuer, et les directives gouvernementales annoncées mardi – rendant le télétravail obligatoire sauf pour les services essentiels jusqu’au 11 janvier – ont été le dernier clou dans le cercueil.

«L’évolution très rapide des mesures gouvernementales nous oblige à annuler, a fait valoir la directrice générale Véronique Lizotte mercredi, tout en précisant que la Santé publique n’avait jamais interdit la tenue de l’événement. De notre propre chef, on a décidé d’annuler, parce que les risques étaient trop élevés.»

«On avait déjà pas mal pris la décision. Ce qui a été annoncé [par le gouvernement mardi] a confirmé notre décision. On ne pouvait pas se permettre de commencer les préparatifs. La production de neige et de glace, ça devait commencer le 4 janvier. Avec le confinement général, on a eu une semaine d’amputée pour la préparation, avec un risque très élevé de pertes financières.»

Pas en danger

Cette annonce permettra ainsi de mettre la hache dans le budget des préparatifs et d’amorcer plus rapidement l’organisation du 40e anniversaire en février 2022.

«On espère avoir un format grandiose! s’est exclamée Mme Lizotte. Ça va être le 40e. On a 16 mois pour organiser l’événement. On veut avoir une programmation plus développée. Plusieurs idées sont déjà sur la table.»

Par ailleurs, si certains partenaires commerciaux se sont retirés temporairement, elle estime qu’ils seront tous de retour l’année prochaine. En effet, le secteur des véhicules récréatifs motorisés est en excellente position dans le contexte actuel.

«La plupart des partenaires sont encore avec nous, a-t-elle affirmé. On a perdu certains partenaires américains, mais on s’attend à ce qu’ils soient de retour dans le futur. C’est une question de gestion de ressources. On a la chance d’être dans un secteur qui va très bien au Québec.»

Si l’avenir du Grand Prix n’est pas en danger, Mme Lizotte se dit toutefois bien attristée des pertes pour la région. En effet, une étude de marché réalisé en 2018 évaluait les retombées économiques à 6,5 millions $ dans la région.