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Des sacs-cadeaux ne font pas l’unanimité

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Des produits destinés au Salon de la femme et remis aux employés du CHU de Québec ont suscité de vives critiques parmi le personnel qui subit une pression énorme depuis des mois dans les hôpitaux.

Lubrifiant vaginal, teinture à cheveux, cire pour épiler le bikini, produits pour le reflux gastrique et nourriture pour chiens, les produits n’ont pas fait l’unanimité même si les travailleurs étaient libres de les accepter ou non selon la direction du CHU. 

« Ridicule » ou « honteux », les qualificatifs ont été nombreux et les mécontents ont fait bien du bruit pour dénoncer la situation. 

  • Écoutez la chronique de Caroline St-Hilaire à l’émission de Pierre Nantel sur QUB radio:   

Un spectacle

Pour Noël, le CHU a d’abord offert à ses employés un chandail ainsi qu’un spectacle virtuel de l’imitateur André-Philippe Gagnon.

Les sacs-cadeaux en question, offerts en surplus, ont reçu un accueil parfois différent. Certains auraient trouvé insultant de recevoir du lubrifiant vaginal.

Selon la direction, les auteurs des critiques ne pouvaient certainement pas ignorer le contexte ni l’origine des produits au cœur de la controverse. 

Pour le sac-cadeau, l’annulation du Salon de la femme aurait vraisemblablement envoyé les produits d’utilité courante aux ordures.

Le CHU précise n’avoir été qu’une courroie de transmission.

Ces sacs devaient initialement être remis à l’entrée aux visiteurs du Salon.

La condition était une seule livraison à une organisation capable de prendre rapidement la marchandise.

  • Écoutez la chronique de Sophie Durocher avec Pierre Nantel sur QUB radio:

Pas de tri

« On n’a pas fait le tri des 5000 sacs. Ce n’était pas ça du tout le cadeau et ce n’est pas n’importe quelle organisation qui peut recevoir ça. Tant qu’à jeter les produits, le Salon de la femme nous a demandé si nous les voulions. Il a fallu énormément de logistique pour les leur remettre. On pensait que nos gens pourraient faire la part des choses », affirme Geneviève Dupuis, porte-parole du CHU, précisant que 95 % des gens étaient heureux de pouvoir en profiter.  

« C’est désolant que l’ensemble des activités de reconnaissance pour tous les intervenants du CHU de Québec soit réduit à ça », a ajouté Mme Dupuis en tentant de corriger le tir.