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DPJ: des familles pourtant prêtes à aider

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Des familles qui auraient été prêtes à accueillir des enfants de la DPJ de la Mauricie–Centre-du-Québec sont déçues d’avoir été refusées, pendant que des jeunes passeront les Fêtes dans des foyers de groupe sur une base de plein air, faute de place.

Marie-Florence Hébert est éducatrice spécialisée et préposée aux bénéficiaires. La femme de 27 ans s’est pliée à plus d’un an de processus avec l’organisme.

«Quand j’ai reçu la lettre m’informant que j’ai été refusée, ça a été un gros deuil», a-t-elle dit jeudi à TVA Nouvelles.

Dans un document écrit, la DPJ soumet entre autres des raisons financières ainsi que des maux de dos et de cou.

«Pour eux, c’était une raison valable de me refuser parce que j’avais des dettes d’études [...]. "On pense qu’elle a des problèmes de dos et de cou", mais j’ai même des prescriptions qui disent le contraire, que je suis physiquement apte», a-t-elle poursuivi.

Un couple déjà accrédité comme famille d’accueil, avec un enfant sous son aile, en a aussi perdu son latin après avoir proposé d’accueillir un deuxième enfant, en octobre.

«On m’a répondu carrément que non, il n’y avait pas de besoins, ici, en Mauricie», a indiqué la mère de famille qui souhaite garder l’anonymat.

Jérome Lavertu, qui a adopté trois enfants de la DPJ, comprend qu’il faut de la rigueur, mais remet en question certains critères.

«On n’envoie pas des enfants avec n’importe qui, n’importe quand. Ça, c’est très important. Mais, là où ça devient lourd, c’est certains critères. [...] La grandeur de la chambre, la grandeur de la fenêtre dans la chambre de l’enfant. Il faut que ce soit sur le même étage que les parents», a-t-il expliqué.

Le directeur adjoint à l’hébergement de la DPJ Mathieu Bédard rappelle que certains critères ont déjà été assouplis.

«Si on ne va pas de l’avant, c’est parce qu’on a des raisons suffisantes pour ne pas procéder à l’accréditation», a-t-il affirmé.

Une chose est certaine, pour Marie-Florence Hébert, il n'est pas question de revenir en arrière.

«J’ai complètement perdu espoir», a-t-elle laissé tomber.

«Je suis convaincu que, malheureusement, ils peuvent passer à côté de personnes qui seraient vraiment bien placées», a déploré pour sa part M. Lavertu.