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Travailleurs de la santé absents: «On ne veut pas en perdre plus!»

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Le premier ministre François Legault a indiqué mardi, pendant son point de presse pour annoncer les mesures de restriction, que 7411 travailleurs de la santé étaient absents du réseau pour différentes raisons.

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Les infirmières et les préposées aux bénéficiaires, par exemple, tombent au combat en pleine deuxième vague. D’autres ont tout simplement décidé de quitter le milieu.

«Je vous dirais que ce qui n’a pas aidé, c’est la souffrance, jour après jour, déplore Denyse Joseph, vice-présidente de la Fédération des infirmières du Québec. Lorsqu’on travaille toujours à 200 milles à l’heure, à donner des soins aux patients, c’est assez difficile, physiquement et psychologiquement.

«Depuis les compressions dans le réseau, on voit les taux de maladie et d’accidents augmenter. Depuis le projet de loi 10, on a vu une montée fulgurante.»

Par conséquent, le manque de personnel aura un impact direct sur ceux qui sont envoyés au front pendant les Fêtes.

Le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal a récemment demandé au personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires, au personnel paratechnique, aux services auxiliaires et métiers, ainsi qu'aux techniciens et professionnels de la santé et des services sociaux, d’annuler leurs vacances sur une base volontaire entre le 13 décembre et le 30 janvier.

L’administration a ensuite corrigé le tir.

«C’est sûr que, cette année, c’est spécial, avec le délestage. Des activités ne seront pas pratiquées, comme les chirurgies qui seront diminuées et les rendez-vous de diagnostic qui seront reportés. Les employeurs déplaceront le personnel dans des centres où on en a besoin pour prendre soin des patients.

«Ils regarderont au cas par cas pour voir ce qu’ils pourront faire.»

AFP

Besoin de repos

Mme Joseph ne cache pas que les travailleurs de la santé sont à bout de souffle et qu’ils ont besoin de repos.

«L’objectif est de donner un répit à tous les professionnels en soins, qui sont épuisés, insiste-t-elle. On ne va pas se le cacher, ils sont épuisés et on ne veut pas en perdre plus. [Les infirmières] sont au front depuis neuf mois, jour après jour, avec une surcharge de travail.

«Il faut leur donner le répit.»

Mme Joseph a aussi indiqué que plusieurs centres hospitaliers sont privés de matériaux essentiels.

«Le masque N95 devrait être fourni à toutes celles qui travaillent avec ceux susceptibles d’avoir la COVID. Ce n’est pas le cas et on doit constamment faire des pressions sur le gouvernement.»

Enfin, la v.-p. de la FIQ invite la population à respecter les règles restrictives mises en place par le gouvernement du Québec pour ne pas surcharger davantage le réseau hospitalier, déjà fragile, et pour que les patients soient mieux soignés.

«Si on doit aller dans les services essentiels, respectez les règles!»

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