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Année pleine de combats

Le club annoncera un changement identitaire l’an prochain

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Photo AFP Thierry Henry lors d’un match de la Ligue des champions de la CONCACAF, en février dernier.

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L’Impact a annoncé dans un court communiqué, vendredi, quelques heures après le bilan de fin de saison, qu’il y aurait un important changement identitaire qui sera dévoilé en 2021.

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Ce n’est d’ailleurs pas évident de dresser un bilan de cette année 2020 hors de l’ordinaire pour l’Impact, qui pourrait changer de nom. 

Les arrêts répétés, les quarantaines et la vie à l’hôtel ont été difficiles, mais Thierry Henry ne prend jamais de détour pour dire ce qu’il pense.

« Si on retourne sur l’année qui est bientôt finie, ç’a été vraiment long. Est-ce qu’on est satisfaits de la saison ? Non, mais au moins on peut garder la tête haute », a dit l’entraîneur lors du bilan, vendredi.

« On a essayé de faire front chaque fois et de ne pas baisser les bras. À l’arrivée, on a vu une équipe qui voulait se battre, et il reste à peaufiner le jeu. »

Et cette notion de combativité est revenue vraiment souvent dans le discours de tous les intervenants.

Empathie

Henry a fait preuve de beaucoup d’empathie à l’endroit de ses athlètes qui ont laissé leur famille derrière eux à maintes reprises, en plus de vivre beaucoup trop de périodes de quarantaine à chacun des retours à Montréal.

« Il faut comprendre que les joueurs sont des êtres humains, et cette année a été très difficile pour eux. Être un entraîneur est un travail difficile, et ça l’a été encore plus cette année en raison de l’aspect mental.

« Les joueurs se doivent d’être frais mentalement pour être en mesure d’être efficaces. Ils ne l’ont pas toujours été, mais ils ont essayé de l’être en tout temps malgré la situation. »

Pour sa part, Samuel Piette a reconnu que ça n’a pas été facile et que l’idée d’envisager une saison similaire l’an prochain n’est pas particulièrement attrayante.

« Évidemment, on ne veut pas jouer tous nos matchs aux États-Unis. Ç’a été difficile de passer autant de temps loin de la maison. Ce n’est pas un grand secret que les gars ne seraient pas heureux de la situation si ça devait se répéter en 2021 », a indiqué le milieu de terrain québécois.

Sur le terrain, l’Impact s’en est relativement bien tiré dans les circonstances, même s’il a dû attendre le dernier match de la saison régulière pour assurer sa place en éliminatoires.

Quioto et Binks à l’honneur

Thierry Henry a souligné la réponse de tous ses hommes, qu’il a poussés tout au long de l’année. Il a notamment donné les exemples de Romell Quioto et Luis Binks, respectivement joueurs offensif et défensif de l’année chez le onze montréalais.

« Ils ont vraiment été importants. On m’avait parlé de Romell en tant que joueur difficile à gérer. Je n’ai jamais vu ça. J’aime les joueurs avec du caractère, c’est toujours plus facile de freiner un joueur qui en a que de tenter d’en injecter à un joueur qui n’en a pas.

« Luis, c’est sa première année où il joue au foot contre des hommes, où il y a des attentes, et il a répondu présent avec des difficultés dans l’année, comme tout le monde. »

Plus de personnalité

L’objectif est maintenant de bâtir la formation pour l’an prochain, et le directeur sportif Olivier Renard a un but bien clair quand il identifie les athlètes qu’il veut embaucher.

« Dans ce groupe, il manque de personnalité, et quand on parle de leader, ça n’a rien à voir avec l’âge. »

« Il y a des joueurs qui ont une personnalité à la base et il y en a d’autres qui la développent », a ajouté Henry en soulignant la progression de Piette à cet égard.

Au cours de la dernière semaine, Renard a acquis l’arrière canadien Kamal Miller, 23 ans, et le milieu américain Djordje Mihailovic, 22 ans. 

Ceux-ci s’ajoutent aux quatre jeunes de l’Académie embauchés la semaine dernière, ce qui donne le ton au projet du directeur sportif.

« Je sais que parfois un joueur peut faire la différence, a ajouté Renard. Nous avons identifié des joueurs et on est partis pour embaucher trois ou quatre joueurs dans les prochaines semaines si tout va bien.

« La priorité est de s’améliorer. Je sais que tout le monde attend un grand buteur ou des joueurs offensifs, mais quand on regarde les statistiques de cette année, le problème n’était pas nécessairement offensif. »