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Les potagers seront populaires en 2021

Les potagers seront populaires en 2021
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Après une année de pandémie, les Canadiens semblent vouloir se tourner vers des options moins coûteuses pour leur panier d’épicerie, notamment le jardinage, selon un récent sondage.  

Selon l’étude de l’Université Dalhousie en Nouvelle-Écosse en partenariat avec Angus Reid, 30% des répondants feront usage d’un potager l’an prochain, une nouvelle hausse par rapport à l'année précédente.

«Un Canadien sur cinq a débuté un jardin en 2020. C’est sûr que les gens ont décidé de se prendre en main ; non seulement de faire de la cuisine, mais aussi de produire pour transformer des produits en cuisine. On voit qu’il y a vraiment de l’intérêt à prendre contrôle de sa propre chaîne d’approvisionnement», a mentionné jeudi en entrevue le Sylvain Charlebois, directeur du laboratoire en science analytique agroalimentaire de l’Université Dalhousie.

Dr Charlebois, qui est également professeur titulaire dans le même établissement, croit que de faire pousser ses propres fruits et légumes peut donner une dose de fierté aux apprentis jardiniers en plus de les faire épargner. En temps de pandémie, plusieurs se sont découvert un pouce vert pour se désennuyer.

«Le jardinage, c’est probablement l’une des seules activités qui n’a jamais été interdite», a-t-il rappelé.

Beaucoup d’incertitude

De plus, 61% des répondants sont préoccupés par une hausse des prix des légumes en 2021, tandis que 58% des personnes sondées craignent un dénouement semblable du côté des fruits.

Ces chiffres sont en diminution légère par rapport à l’an dernier, mais restent encore en haut de l’échelle des craintes quant au panier d’épicerie.

Une autre augmentation marquée concerne la commande de nourriture en ligne, qui a doublé. En 2021, 7 % des Canadiens feront livrer des plats plus souvent que l’année dernière selon le sondage. À pareille date l’an dernier, ce taux était de 3 %.

Sylvain Charlebois tient toutefois à mentionner que le tiers des commandes en ligne sont de la malbouffe, alors il est tôt pour dire que la COVID-19 a permis aux gens de manger plus sainement.

«Ce qui nous a vraiment surpris, c’est qu’il y a 28 % moins de gens que l’an passé qui veulent perdre du poids», a-t-il fait remarquer, s’attendant lui-même à des données contraires. Les causes de cette diminution surprise sont difficiles à pointer du doigt, mais la routine sédentaire y joue pour beaucoup.

Pour 2021, les Canadiens aimeraient dépenser moins, mais les habitudes d’achat seront bouleversées par la COVID-19, ont indiqué près du tiers des 1520 répondants. La suite des choses quant au vaccin risque d’avoir un impact sur le panier d’épicerie.

«Si on a confiance, on va nécessairement dépenser différemment. L’engouement pour le jardinage nous indique qu’il y a encore beaucoup d’anxiété dans l’air», conclut le professeur Charlebois.