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L’ex-flic complotiste à l’origine d’une poursuite

Une arrestation met la police de Laval dans l’embarras

Maxime Ouimet Service de police de Laval
Photo tirée de Facebook L’ex-policier lavallois Maxime Ouimet est de nouveau dans l’embarras.

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L’ex-policier complotiste de Laval continue de mettre dans l’embarras son ancien service, qui est poursuivi pour 275 000 $ en lien avec une intervention sur fond de violence et de profilage racial.

« Le demandeur allègue avoir été humilié, traumatisé, sous le choc, triste, et a eu honte. Il a eu une dread [tresse] arrachée et a eu mal au bras pendant une semaine après l’incident », peut-on lire dans la poursuite civile intentée par Samuel Bunche.

M. Bunche, un intervenant noir, affirme avoir été injustement ciblé en mai dernier par Maxime Ouimet, qui était alors policier à Laval. Ce dernier, qui a plus tard soutenu en ligne qu’il « n’y a pas de pandémie » et que les masques ne sont portés qu’en public par les policiers, a depuis quitté ses fonctions.

Or, si Ouimet jurait sur les réseaux sociaux que « JAMAIS » il ne « détruir [ait] » la vie des gens en leur décernant des constats salés de 1546 $, c’est pourtant ce qu’il aurait menacé de faire à M. Bunche, lorsqu’il l’a intercepté le 25 mai dernier.

Dans le document de cour, M. Bunche affirme que, ce soir-là, il est allé chez son frère, où se trouvait aussi son ami.

À un moment, le groupe a décidé d’aller acheter des bouteilles d’eau quand il aurait été intercepté par Ouimet.

Et les choses ont bien mal commencé quand le policier aurait lancé un « vous sortez d’où ? » et que M. Bunche aurait répondu « ce n’est pas de tes affaires ».

« C’est par la suite que [...] Ouimet l’informe qu’il pourrait lui donner une contravention dû [sic] au nombre de personnes qui sont dans le véhicule en temps de COVID », selon le document de cour.

Le citoyen dit ensuite avoir donné ses papiers d’identité à Ouimet, qui aurait répondu : « C’est toi ça ? » Et juste après, Ouimet aurait utilisé la force pour arrêter M. Bunche, sans raison apparente.

Tiré par les cheveux

« Lors de cette interpellation, Ouimet a utilisé de la violence en tirant les dreads [de M. Bunche] et en lui donnant des coups de genoux au visage pour le mettre au sol », stipule la requête.

Puis, une fois son prisonnier menotté et coffré, Ouimet aurait fait des commentaires désobligeants à M. Bunche, qui dit avoir eu des problèmes pour s’asseoir dans l’autopatrouille.

« Ah ouais ? OK ben continue et on va bien voir si tu vas pas manger un méchant coup de coude », lui aurait lancé Ouimet.

Le citoyen affirme avoir été libéré 30 minutes plus tard, non sans avoir reçu des constats d’infraction dont la nature n’est pas précisée dans la poursuite.

Estimant avoir fait l’objet de profilage racial lors d’une arrestation qu’il estime illégale, M. Bunche a donc décidé de poursuivre la police de Laval, la tenant responsable du comportement de son ancien policier. Il réclame ainsi 100 000 $ en dommages punitifs et 175 000 $ en dommages moraux.

Maxime Ouimet n’a pas rappelé Le Journal.

Avec Diane Meilleur