/investigations/truth
Navigation

Deuxième vague: oui, le Québec s’en tire mieux

Francois Legault masque
Photo d'archives

Coup d'oeil sur cet article

Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : notre Bureau d’enquête, basé à Montréal, à Québec et à Ottawa, se spécialise dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, nos journalistes et recherchistes vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


L'ÉNONCÉ 

Le premier ministre, François Legault, a affirmé mardi que le Québec se portait mieux que d’autres pays, avant d’annoncer de nouvelles restrictions pendant le temps des Fêtes pour limiter la propagation du coronavirus.  

« Quand on se compare avec les États-Unis, quand on se compare avec la plupart des pays en Europe, on voit que dans la deuxième vague, entre autres, si on prend les chiffres depuis le 1er septembre, on s’en sort mieux sur à peu près tous les indicateurs qu’ailleurs dans le monde », a-t-il soutenu. 

LES FAITS 

M. Legault a raison, le Québec se trouve généralement en meilleure posture que l’Europe et nos voisins américains.  

Nous avons calculé le nombre de cas de coronavirus et de décès enregistrés du 1er septembre au 14 décembre au Québec, aux États-Unis et dans les pays européens de plus d’un million d’habitants à partir des données du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et de l’INSPQ.  

Si l’on compare avec la taille de la population, la majorité des pays ont un taux plus élevé que les 1229 cas par 100 000 habitants enregistrés au Québec depuis le début de l’automne. 

C’est le cas, par exemple, en France (3132), au Royaume-Uni (2273) et en Italie (2610). Pour le taux de décès, le Québec s’en tire mieux que 29 pays sur 41 analysés. Certains États se portent toutefois mieux que la province, comme la Finlande et la Norvège. 

– Sarah Daoust-Braun 

Le chiffre de la semaine : 64 % 

Il s’agit du pourcentage de mères ayant déclaré être les principales responsables de l’enseignement à la maison durant la pandémie.

Dans un article publié cette semaine par Statistique Canada sur les répercussions de la COVID-19 chez les parents, on apprend que 64 % des femmes ayant répondu au sondage considèrent qu’elles sont surtout responsables d’enseigner à domicile ou d’aider les enfants à faire leurs devoirs.

Chez les hommes, ce pourcentage est de 19 %.

Les conclusions de l’article indiquent que la fermeture des écoles et des garderies a généralement alourdi les tâches parentales, plus souvent effectuées par les femmes.

La présence de davantage d’hommes à la maison aurait favorisé une meilleure répartition des responsabilités, mais la majorité des tâches sont restées entre les mains des femmes.

– Philippe Langlois