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Les voyageurs pourraient devenir des nids d’éclosion

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Un nombre impressionnant de Québécois ont décidé de partir en voyage pour les vacances des Fêtes malgré la pandémie, une situation qui inquiète dans le milieu médical.

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Vendredi, plus de 12 000 personnes étaient attendues à l’aéroport Montréal-Trudeau, soit l’une des journées les plus occupées à YUL depuis le début de la crise sanitaire. 

Même si l’achalandage n’a rien à voir avec les chiffres des années précédentes, il reste préoccupant: déjà, 10 hôpitaux sont en situation critique quant aux hospitalisations et le délestage est commencé. 

Le retour de ces voyageurs pourrait aggraver le bilan que plusieurs anticipaient déjà pour le mois de janvier, avec une hausse des cas et des hospitalisations. 

Le Dr François Marquis, chef des soins intensifs à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, fait partie de ceux qui sont préoccupés devant cet afflux de Québécois qui partent en voyage. 

«Il faut comprendre que s’ils partent une semaine dans le Sud et se contaminent là-bas, ils ne seront pas symptomatiques à leur retour. C’est particulièrement important de tout mettre ce monde-là en quarantaine. Il va y avoir tous ces gens-là qui vont retourner dans leur région et qui vont devenir des nids d’éclosion. Le risque est réel qu’au retour de janvier, les ressources ne soient pas suffisantes pour être en mesure d’accueillir tout le monde [dans les hôpitaux]», explique l’intensiviste sur les ondes de LCN.

Si les hôpitaux deviennent complets, les équipes médicales devront faire des choix certainement déchirants.  

«Deux choses peuvent se passer à ce moment-là. La première, c’est qu’on retourne dans le paradigme du délestage complet comme lors de la première vague. L’autre option que je ne veux pas envisager, mais qui existe, c’est le triage avancé; c’est de regarder les gens qui arrivent à l’hôpital et de dire: qui est trop malade pour être soigné?», se désole le Dr Marquis.  

Manque de personnel    

Le plus gros défi auquel se butent les hôpitaux n’est pas lié au manque de lits physiques, mais au manque de ressources humaines, insuffisantes pour pallier la demande. 

«Nous sommes la province où il y a le plus de professionnels en soins qui ont dû s’absenter du travail à cause de la COVID-19. Il y a des contaminations dans les centres d’activités et les gens doivent s’absenter soit pour attendre le résultat de leur test, ou bien elles sont positives à la COVID», explique Denyse Joseph, vice-présidente à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec.

Vendredi, le ministre de la Santé Christian Dubé a réitéré l’importance de réduire ses contacts au minimum pendant le temps des Fêtes, de ne pas faire de «partys» pour éviter de frapper un mur au mois de janvier. 

Situation au Québec

En date du

Cas confirmés

Total

Décès

Total

Vaccins administrés

Total 84 837+ 9 264

Tests effectués

Total 5 195 725+ 35 114

Hospitalisations

Total

Soins intensifs

Total

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