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4 révélations sur le deuil animalier en 2020

The concept of mourning. Pink gerbera on a dark background, collar and leash of a pet. We remember our beloved friend, we mourn. Selective focus, close-up, side view, copy space.
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Avouons que l’année 2020 aura été franchement difficile pour tous ! Une année faite d’une multitude de pertes et de deuils, petits et grands, pour tout le monde. On en restera marqué pour longtemps. Mais il y a aussi eu de belles choses... Parmi celles-là, une ouverture récente et toute particulière dans notre société à propos du deuil animalier.  

• À lire aussi: «La dernière promenade» de Florence Meney: faire le deuil d’un animal de compagnie

Effectivement, on parle de plus en plus, et avec une plus grande ouverture, du deuil qui survient lors du décès d’un animal de compagnie ; de la douleur, de la peine et du vide, immense parfois, qui accompagnent la perte d’un animal aimé avec qui on a créé un lien d’attachement. 

C’est encore un sujet tabou. À ce point que les gens sont souvent surpris eux-mêmes par l’ampleur de leur peine lors de la mort de leur animal de compagnie. Des gens endeuillés par la perte de leur animal préfèrent se taire et ne rien dire de leur peine, risquant d’être considérés comme anormaux... 

Eh bien non ! Le deuil ressenti à la mort d’un animal est tout ce qu’il y a de plus normal. En fait, que ce soit envers un humain ou un animal, le deuil est à la hauteur du lien d’attachement qui était présent entre deux êtres. Or, il doit y avoir quelque chose dans l’air cette année, car, tant mieux, on parle de plus en plus du deuil animalier.

Trois beaux livres québécois sur le sujet en cadeau

Au cours de l’automne, trois livres québécois sur le deuil animalier sont apparus sur le marché et valent tous la peine d’être lus.  

La nouvelle édition (Broquet) du livre Deuil animalier, écrit par France Carlos, diplômée en relation d’aide depuis 1997 et experte en deuil animalier très connue au Québec, est un livre simple et facile à lire, qui a pour but d’aider les gens à vivre, ou à envisager, le deuil de leur animal de compagnie à travers plusieurs témoignages et cas vécus.

Disponible depuis septembre, le livre de Florence Meney, ex-journaliste et écrivaine, La dernière promenade (aux Éditions de l’Homme), explore toutes les facettes du deuil animalier à travers divers témoignages et entretiens avec des experts en la matière (psychologues, médecins vétérinaires, spécialistes du deuil animalier, etc.) et nous offre une réflexion globale sur ce sujet si pertinent. Il permet aux lecteurs de se sentir moins seuls dans cette aventure. 

Paru en octobre dernier, le livre La vie sans Boris (Éditions La Presse), est un essai sur le deuil animalier écrit par Stéphanie Bérubé, journaliste, en collaboration avec le Dr Joël Bergeron, médecin vétérinaire. Le livre explore aussi le deuil à partir d’expériences personnelles et de témoignages. Le Dr Joël Bergeron alimente l’essai en répondant aux questions que se posent les propriétaires d’animaux. 

Un Facebook live d’Éduchateur 

Le 24 novembre dernier, l’éducateur Daniel Filion a diffusé de sa page Éduchateur, sur Facebook, une entrevue de plus de 90 minutes sur le sujet et avait invité Florence Meney, France Carlos et moi-même pour en parler. « C’est la publication qui a eu le plus d’impact chez Éduchateur », me dit Daniel Filion. D’une portée de plus de 35 000 personnes, elle a été vue (et peut-être revue) par au moins 2300 personnes. « C’est probablement le sujet qui intéresse le plus de gens, car tout le monde, sans exception, se pose des questions sur le sujet et devra faire face à cela un jour ou l’autre. »