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Une infirmière retourne au front après avoir frôlé la mort

La femme de Québec avait été infectée par la bactérie mangeuse de chair en 2009

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Jill Côté, photographiée devant l’Hôpital Général de Québec, se dit particulièrement fière de retrouver son métier d’infirmière après plusieurs années loin de la profession.

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Onze ans après avoir été frappée par la bactérie mangeuse de chair et avoir frôlé la mort à trois reprises, une infirmière de Québec retourne au front dans une « job de rêve » pour combattre la COVID-19 et « aider les autres qui en ont bien besoin ».

Jill Côté s’est présentée le 25 novembre dernier, vêtue de son uniforme d’infirmière à l’Hôpital Général de Québec, pour son premier jour de travail depuis longtemps. Après deux journées de formation et de mise à niveau, elle se sentait prête pour affronter sa nouvelle vie, même si elle « a eu peur » de faire le grand saut dans les derniers jours.

« C’est une job de rêve », lance avec enthousiasme la mère de famille de 44 ans, heureuse de retrouver un milieu de travail qui la passionne. 

Mme Côté sera déployée « dans des milieux où il y a des débuts d’éclosions. Avec l’équipe, on détermine les protocoles, les besoins et quelles sont les zones chaudes, zones tièdes et zones froides. » La tâche l’enchante. 

« Ça m’appelle trop. C’est ma passion dans la vie. Il faut que je sauve le monde et je vais le faire autant que je peux. [...] Je vais être équipée, je vais être entourée d’une super équipe ».

Permis temporaire 

Loin de la pratique des soins infirmiers durant onze ans, Mme Côté aurait eu besoin d’une actualisation de ses connaissances afin de reprendre le boulot. « C’est un cours d’environ quatre mois », précise-t-elle. Mais, en raison de la pandémie, elle a découvert que « l’ordre des infirmières donnait des permis d’exercice temporaires ».

Elle a sauté sur l’occasion. « Évaluation, enseignement, conseils et dépistage reliés à la COVID-19 et administration des vaccins saisonniers et le vaccin contre le SRAS-CoV-2 » sont les tâches qu’elle peut accomplir, selon l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.

Mauvais souvenir

Si elle a autant douté avant de reprendre le collier, c’est notamment parce qu’elle a frôlé la mort à trois reprises après avoir été infectée par la bactérie mangeuse de chair en 2009. 

« J’ai été déclarée cliniquement morte trois fois », assure celle qui n’a pas eu à subir d’amputation malgré la bactérie, et qui avoue s’en être « bien sortie malgré tout ».

« Je ne voulais plus [être infirmière] après ça. Je me suis oubliée », se rappelle-t-elle, ajoutant qu’elle préférait se consacrer à sa famille à ce moment-là. 

Au printemps, elle a entendu l’appel de François Legault, qui demandait aux travailleurs de la santé de revenir au travail. Malgré les mauvais souvenirs reliés à son hospitalisation, c’est l’envie « d’aider son prochain, et de faire mon possible pour donner tous les bons soins comme j’en ai reçu quand j’ai été malade » qui l’a convaincue.

Une fois la pandémie derrière nous, Mme Côté n’a pas l’intention de délaisser sa profession. 

Elle compte récupérer son permis de pratique régulier pour continuer à « sauver le monde ».

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