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Wonder Woman 1984: ce «trop» dont nous avons besoin

Wonder Woman 1984: ce «trop» dont nous avons besoin
AFP

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Gal Gadot, Chris Pine, Kristen Wiig et Pedro Pascal font revivre la bonne humeur et le délire des années 1980 devant les caméras de Patty Jenkins pour Wonder Woman 1984.

Seul superhéros à débouler sur les écrans cette année, Wonder Woman nous rappelle toutes les exagérations d’Hollywood, oubliées depuis neuf mois.

La scène d’ouverture de ce Wonder Woman 1984 montre une toute jeune Diana (Lilly Aspell) concourant lors d’espèces de Jeux olympiques sur l’île enchanteresse et ensoleillée de Themyscira, avec une brève apparition d’Hippolyta (Connie Nielsen) et d’Antiope (Robin Wright). Puis, nous basculons dans les années 1980 où Diana Prince (Gal Gadot, toujours parfaite dans ce rôle d’un féminisme triomphant) mène une existence calme à Washington, œuvrant en tant qu’anthropologue au Smithonian. C’est là qu’elle fait la connaissance de Barbara Minerva (Kristen Wiig, impeccable en Cheetah) et de Maxwell Lord (Pedro Pascal, une drôle de superficialité capitaliste), ce dernier voulant dérober une pierre magique exauçant tous les vœux. Et oui, Steve Trevor (Chris Pine) épaulera Diana, mais on taira les raisons de son retour afin de ne pas gâcher cette sous-intrigue.

On ne s’en cachera pas, le scénario de Patty Jenkins, Geoff Johns et David Callaham est bien moins étoffé que celui du premier volet sorti en 2017. Peu d’étonnement et de surprises durant les 151 minutes de ce mastodonte prévisible, coloré, aux effets spéciaux parfois approximatifs, qui est parfois porté par la musique souvent tonitruante de Hans Zimmer. On s’en serait plaint à l’ère pré-COVID-19. On s’en réjouit aujourd’hui. Car Wonder Woman 1984 est l’antidote idéal à la grisaille ambiante, à ce silence enneigé ou pluvieux.

Cette superproduction au budget de production de 200 millions $ US est la première dévoilée par les studios Warner selon leur nouvelle stratégie, imposée par la pandémie. Aux États-Unis, le long métrage est disponible via HBO Max. Ici, il fait son arrivée à la fois dans les salles encore ouvertes et en vidéo sur demande (VSD) en primeur, c’est-à-dire en location à un prix supérieur à la normale.

En pariant sur l’attrait exercé par le film, les studios Warner invitent donc les cinéphiles à faire un geste concret pour sauver ce qui peut l’être, pour ne pas laisser le divertissement et la culture sombrer dans l’indifférence. Oui, on peut critiquer les clichés de Wonder Woman 1984, oui, on peut regretter que le film ne soit pas aussi fort que le premier malgré quelques éléments de sous-texte appréciables (contre le capitalisme, pour la vérité, etc.), mais on ne peut qu’apprécier le fait que la superhéroïne sauve le monde et nous entraîne dans un univers imaginaire qui fait diantrement du bien!

Note: 4 sur 5 

  • Wonder Woman 1984 est disponible dès le 25 décembre en location en primeur via illico et les autres plateformes numériques.