/news/coronavirus
Navigation

Le combat contre la deuxième vague aux soins intensifs du CHUM

Coup d'oeil sur cet article

Le personnel soignant du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) a beaucoup appris sur le traitement de la COVID-19 au fil des derniers mois.  

• À lire aussi: Tous les développements de la pandémie de COVID-19

• À lire aussi: COVID-19 - hausse record de 2183 cas et 28 décès de plus au Québec

C’est notamment une des raisons pour lesquelles moins de personnes infectées par le virus ont besoin d’être placées aux soins intensifs. 

Ceux qui s’y rendent, par contre, ont tout un combat qui les attend. 

«Les patients qui vont aller aux soins intensifs et qui vont être mis sous un respirateur, par exemple, sont plongés dans un coma artificiel», explique le Dr Jean-François Lizé, chef des soins intensifs du CHUM. 

Selon ce dernier, le taux de mortalité «peut aller de 30% à 35%». 

Au 10e étage du CHUM, où se trouvent les soins intensifs, 42 lits sont réservés aux patients les plus malades. De ce nombre, 10 sont consacrés aux personnes atteintes de la COVID-19. 

Depuis le début de la pandémie, 143 patients COVID ont été admis aux soins intensifs, sur un total de 709 hospitalisés au CHUM.

Le personnel soignant utilise davantage d’appareils qui donnent de l’oxygène à haut débit, selon le Dr Lizé. 

«On s'aperçoit que les patients répondent très bien aux traitements», affirme-t-il. 

Dans certains cas, ceux et celles qui ont besoin d'un ventilateur peuvent être placés sur le ventre pour les aider à mieux respirer.

«En dégageant les poumons, de ne pas avoir le poids du corps, ça permet d'ouvrir les poumons et d'utiliser une plus grande surface de poumon pour livrer de l'oxygène», explique le chef des soins intensifs. 

Même si le personnel soignant en connaît davantage sur le virus, le combat est loin d’être terminé et la fatigue commence à se faire sentir. 

«On commence quand même... à être tous fatigués», admet Mallory Guillaume, infirmière clinicienne aux soins intensifs du CHUM. 

Même si la situation est sous contrôle, pour l'instant, au CHUM, ce qui risque de se produire au retour des Fêtes les inquiète beaucoup.

«J'espère que la population va respecter ce qu'a demandé le gouvernement, c'est-à-dire de ne pas se réunir pendant les Fêtes», confie Mme Guillaume.  

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.