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L’Impact comme on l’aime

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A posteriori, j’espère que le dernier match de l’Impact en Ligue des champions est un avant-goût de la saison à venir. Malgré l’élimination subie en quart de finale, les hommes de Thierry Henry ont joué contre CD Olimpia comme on aimerait tout le temps les voir jouer.

En fait, c’est le sentiment que les partisans ont eu après la rencontre et qu’on aimerait voir reproduit en 2021. Ce feeling que les joueurs avaient tout donné, que la performance avait été à la hauteur du moment. S’il n’y avait qu’une chose à garder de cette année difficile, ce serait peut-être cet état d’esprit, ce sentiment diffus du devoir accompli.

Parce que beaucoup de travail attend le directeur sportif de l’Impact, Olivier Renard, d’ici la reprise des activités en MLS. Ça crève les yeux, le Bleu-blanc-noir doit s’améliorer. Mais si on pousse un peu plus loin la réflexion, c’est dans la constance que l’équipe doit faire le plus gros progrès. L’Impact est-il en mesure de reproduire une performance comme celle qu’il a livrée à Orlando mardi dernier ?

Avec de meilleurs joueurs, l’Impact va sûrement connaître une meilleure saison que celle qui vient de passer. Mais c’est dans l’engagement de ses joueurs et dans leur capacité à embrasser le plan de match de Henry qu’ils pourront prétendre à l’excellence.

Plus qu’un club moyen

Sur papier, l’Impact a déjà fait un pas vers l’avant. Les additions de Mustafa Kizza, Kamal Miller et Djordje Mihailovic font du club une équipe plus jeune et plus excitante.

Mais ça prend plus que ça. L’Impact a encore besoin de joueurs capables de changer l’allure d’un match à eux seuls. Un joueur qui est au-dessus de la moyenne.

Ailleurs en MLS, les autres clubs se sont tous dotés de joueurs capables de leur faire passer le palier entre le milieu du peloton et la tête du classement. En date, les meilleurs exemples demeurent les finalistes de la Coupe MLS, les Sounders de Seattle et le Crew de Columbus. Nicolas Lodeiro et Lucas Zelarayan ont chacun permis à leur club respectif de faire un pas en avant et de devenir une vraie menace pour le titre suprême du circuit Garber.

À moyen terme, c’est un joueur de leur trempe que l’Impact devra ajouter au risque de rester indéfiniment dans la catégorie des « clubs moyens » en MLS.

Changement d’identité

Après quelques semaines de tergiversations, l’Impact a finalement reconnu par communiqué qu’il procéderait à un changement d’identité l’an prochain.

D’un point de vue sportif, on peut déjà dire que le changement est en branle. Thierry Henry a incarné ce changement en transformant la manière de jouer du club. Si on compare au régime de Rémi Garde qui l’a précédé, c’est le jour et la nuit.

Au tour maintenant des dirigeants du club de jouer. Est-ce qu’ils toucheront au Bleu-blanc-noir ? Que feront-ils du nom « Impact » ? Une telle mutation mérite un travail de longue haleine et une réflexion en profondeur.

On ne badine pas avec un nom qui a derrière lui plus de 25 ans d’histoire. Parce que, qu’on le veuille ou non, la marque « Impact » est connue et reconnue partout au Québec. On pourrait même en dire autant dans le reste du Canada et à l’international.

Et finalement, je souhaite que ce changement de direction n’exclue pas tous ceux qui, au cours des années, ont mouillé le maillot montréalais. Pour eux et pour tout ce que l’Impact a accompli au cours du dernier quart de siècle, j’espère que la transition se fera en douceur.

Après Henry et Renard, voilà que c’est aux dirigeants du club de jouer.