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Montréal-Trudeau: une quarantaine de vols avec des cas de COVID en décembre

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Des données publiques du fédéral faisant état des vols intérieurs et internationaux où un cas de COVID a été confirmé montrent que près d'une quarantaine de vols ayant un lien avec Montréal avaient à leur bord un cas positif, et ce, seulement depuis début décembre.

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Le site internet est même assez détaillé: il est possible d’y voir la date du vol, le transporteur aérien et même les rangées affectées.

En dépit de ces données, des mesures sanitaires mises en place et des appels d’Ottawa et de Québec, bon nombre de personnes font le choix de s’envoler sous le soleil des tropiques pendant les Fêtes.

À l'aéroport Jean-Lesage à Québec, quelque 150 personnes se sont envolées pour Punta Cana, en République dominicaine, mardi en fin d'avant-midi. Il s'agissant du premier vol depuis le début de la pandémie au départ de Québec vers une destination internationale.

Même s’ils sont conscients de la critique et du fait qu’on leur reproche notamment leur manque de solidarité et de mettre à risque la population à leur retour, les aventuriers jurent qu’ils prêchent par excès de prudence.

«On avait déjà fait des tests avant», a dit un voyageur rencontré par TVA Nouvelles.

«Si on prend les mesures que le gouvernement nous dit de prendre, il n'y a pas de danger», a lancé une autre voyageuse.

Juste à l’aéroport Montréal-Trudeau, toutes destinations confondues, on compte en moyenne 8000 départs et arrivées par jour, bien en deçà des 60 000 quotidiens avant la COVID.

On recense aussi quelque 110 vols par jours, versus 550 avant la pandémie.

Même si la deuxième vague de COVID-19 bat son plein au Québec et au Canada, il demeure permis de voyager, ce qui inquiète les professionnels de la santé.

«De voir que pendant que certains sont au combat, d'autres choisissent d'aller potentiellement se contaminer dans le Sud, c'est déprimant. C’est très démotivant, parce que pour vaincre ce virus, nous avons besoin d'une solidarité sociale, et cette solidarité-là est mal desservie par la recherche de satisfaction personnelle», a déploré le Dr Mathieu Simon, chef de l'unité des soins intensifs à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

Mardi, François Legault a mis en garde ceux et celles qui feront fi des mesures sanitaires mises en place pour partir: il y aura des mesures sévères quand ils vont revenir au pays.

«C'est pas le temps non plus, même si c'est permis, d'aller dans le Sud», a-t-il averti lors d'un point de presse conjoint avec les chefs des partis d’opposition.

La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, a avoué éprouver un malaise envers la situation.

«Moi, les voyages dans le Sud... ouf! Ça, je trouve ça dur en tabarnouche», a-t-elle laissé tomber.

À Ottawa, le message est clair: c’est à vos risques.

Le gouvernement Trudeau prend la situation au sérieux. On promet des mesures strictes pour faire respecter la période de quarantaine au retour des passagers et des conséquences pour les délinquants.

«Les gens qui reviennent au Canada seront sujets à des mesures de quarantaine très sévères. Ceux et celles qui décident de violer les mesures de quarantaine vont faire face à des mesures devant la justice», a martelé le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc.

Jusqu'à présent au pays, on estime que 1,8% des cas de COVID-19 proviennent des voyageurs qui sont revenus de l'étranger.

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