/word/usa/election2020
Navigation

Trump pardonne des proches condamnés en marge de l'enquête sur l'ingérence russe

Coup d'oeil sur cet article

Le président américain Donald Trump a annoncé une longue série de pardons présidentiels pour plusieurs de ses proches, mardi soir, incluant deux personnes qui avaient été condamnées en marge de l'enquête de Robert Mueller sur la possible ingérence de la Russie dans l'élection de 2016.

• À lire aussi: Carnage en Irak en 2007: peines réduites pour trois ex-agents de Blackwater

• À lire aussi: Trump recase ses conseillers à l’approche du départ

• À lire aussi: La Russie dément être à l'origine des cyberattaques ayant visé les États-Unis

Au total, 15 personnes ont reçu un pardon présidentiel complet, tandis que cinq autres ont vu une partie de leur sentence être commuée.

Parmi ces gens, on retrouve George Papadopoulos et Alex van des Zwann, respectivement un conseiller du président et un avocat qui avaient admis avoir menti à des agents fédéraux dans le cadre de l'enquête Mueller. Tous deux avaient écopé de courtes peines derrière les barreaux.

Le président, qui a régulièrement discrédité l'enquête sur les ingérences russes, a profité de l'occasion pour mener une nouvelle charge contre le procureur Mueller en l'accusant, lui et son équipe, d'avoir «causé du tort à tant de personnes».

Rappelons que M. Trump avait récemment gracié son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael T. Flynn, qui avait plaidé coupable à deux accusations, notamment pour avoir menti aux enquêteurs qui s'intéressaient aux allégations d'interférences russes dans l'élection.

Après une longue enquête, Robert Mueller avait conclu, dans son rapport, ne pas pouvoir fournir de preuve de liens entre la Russie et l'administration Trump sur une ingérence russe dans les élections de 2016.

Selon le «New York Times» qui cite des sources dans l'entourage du président, d'autres personnes inculpées en marge de cette enquête pourraient éventuellement être pardonnées d'ici le départ du président de la Maison-Blanche, le 20 janvier.

En outre, trois anciens membres du Congrès, Chris Collins, Duncan Hunter et Steve Stockman, qui avaient été épinglés dans différentes affaires de fraude et de mauvais usage de fonds, ont eu droit à une grâce présidentielle. Les deux premiers ont été complètement pardonnés, tandis que le troisième a vu sa peine de 10 ans de détention – il a déjà passé deux ans derrière les barreaux – être commuée en libération sous surveillance.

M. Stockman, 64 ans, a la santé fragile et a déjà contracté la COVID-19 en prison, a plaidé la Maison-Blanche pour justifier sa libération.

Nicholas Slatten, Paul Slough, Evan Liberty et Dustin Heard, quatre anciens membres de la firme de sécurité privée Blackwater responsable du massacre de 17 civils irakiens à Bagdad, ont aussi obtenu un pardon présidentiel sans réserve.